La future caserne sera recouverte de briques rouges semblables à celles du centre communautaire et de l'ancienne C.S. Brooks.

Les plans de la caserne de Magog dévoilés

Le visage de l'intersection Principale-Sherbrooke changera de façon non négligeable une fois que la future caserne numéro un de la Ville de Magog aura été construite. Le nouveau bâtiment rappellera plusieurs édifices existants dans la municipalité, mais son apparence tranchera avec celle de l'hôtel de ville.
La Ville de Magog a dévoilé les maquettes et les plans du futur édifice, qui sera situé à un jet de pierre de l'hôtel de ville, un bâtiment à l'architecture plutôt unique en sol magogois. L'immeuble sera recouvert de briques rouges semblables à celles du centre communautaire et de l'ancienne usine de la compagnie C.S. Brooks.
« On veut retrouver le style de l'ancienne caserne qui était sur la rue Principale à une autre époque », a déclaré le directeur du service de protection contre les incendies de la Ville de Magog, Serge Collins.
Le bâtiment aura une superficie d'environ 1000 mètres carrés et possédera deux étages. Une portion de la construction abritera les ambulanciers qui desservent le secteur de Magog.
Contrairement à la situation qui prévaut actuellement, l'ensemble des équipements du service de protection incendie de la Ville de Magog pourront être gardés à l'intérieur de la caserne. Il faut ici savoir que le camion-échelle des pompiers de Magog ne peut être garé dans la caserne numéro un en raison de sa taille.
« Tous nos équipements sont à gauche et à droite présentement, souligne Serge Collins. Le camion-échelle est à Omerville et la citerne sur la rue Lévesque. On les aura tous au même endroit après les travaux et ce sera un avantage. »
L'aire de vie des pompiers de la future caserne sera nettement plus « agréable », selon M. Collins. Un petit gymnase leur permettra d'ailleurs de s'entraîner directement au travail. « Ce sera plaisant de travailler sur place. »
Occupant un poste de lieutenant au sein du service incendie de Magog, Christian Houle faisait partie des nombreux pompiers présents à la conférence de presse tenue par la Ville jeudi. Il ne cachait pas son enthousiasme. « Ce sera merveilleux de déménager dans ce nouvel édifice. En ce moment, nos locaux son désuets. Tout sera plus fonctionnel. Notre efficacité augmentera et on sera en mesure de faire de meilleures attaques lors des feux. »
L'échéancier
À très court terme, les pompiers de la caserne numéro un déménageront dans un édifice appartenant à la Ville en bordure de la rue Saint-Luc. Ils demeureront à cet endroit en attendant que les travaux prévus soient exécutés.
La démolition de la caserne actuelle, qui est rattachée à l'hôtel de ville, aura lieu au mois de mai prochain, si tout fonctionne tel que planifié. Les travaux seront normalement terminés au tout début de l'année 2018. Les pompiers découvriront alors les espaces dans lesquels ils seront appelés à travailler à compter de ce moment.
Mairesse de Magog, Vicki-May Hamm souligne que le futur bâtiment sera davantage écoénergétique. « Il rencontrera les critères pour la certification LEED », note-t-elle fièrement.
La voie ferrée posait problème
La Ville de Magog avait déjà fait le choix de déménager sa caserne numéro un au 520 de la rue Saint-Luc quand le directeur par intérim du service incendie de Magog, Serge Collins, est entré en poste l'été dernier. Après son arrivée, le choix initial de la municipalité a été réévalué et on a finalement appris que les pompiers ne bougeraient pas, mais qu'ils s'installeraient malgré tout dans un bâtiment neuf. Pourquoi un tel changement de cap?
« À mon arrivée, on m'a demandé d'évaluer si le site qui avait été sélectionné pour la future caserne était le bon. Je me suis donc penché sur tous les éléments à considérer dans un tel cas », révèle M. Collins.
Le directeur du service incendie s'est vite aperçu que le site retenu présentait un problème majeur. « La caserne aurait été près d'une voie ferrée. C'est un élément qui accrochait beaucoup. Ça signifie que si un problème était survenu sur les rails, les pompiers auraient pu être touchés, ce qui n'est évidemment pas souhaitable », explique-t-il.
Serge Collins ajoute que la présence de nombreuses résidences, d'écoles et de résidences pour aînés à proximité du 520 Saint-Luc constituait également un problème.
La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, note que la municipalité a cru qu'elle pourrait faire des économies avec le scénario initial, mais elle a plus tard réalisé que ce ne serait pas le cas. « Au conseil municipal, on avait des inquiétudes avec le site de départ. Je n'ai pas été surprise quand on nous a proposé de changer la décision », dit-elle.