Les Oubliés de l’autobus insatisfaits

Le groupe baptisé Les Oubliés de l’autobus demeure insatisfait de l’offre en matière de transport collectif dans la MRC de Memphrémagog. Il souhaite que des correctifs soient apportés pour que plus de gens profitent des services offerts.

Porte-parole des Oubliés de l’autobus, Jonathan Savard soutient notamment que le nouveau service de taxi ciblant les adolescents de Magog est encadré par des règles trop strictes qui limitent son utilisation.

« D’abord, le taxi-ado, c’est bien peu pour certains et rien pour les autres, lance M. Savard. Un des problèmes avec ce service, c’est qu’il faut être au moins deux personnes à partir de la même adresse pour avoir droit au tarif de 3 $ en vigueur. Ça ne marchera pas, à mon avis. »

Le porte-parole ajoute qu’il comprend mal « comment les responsables du projet ont pu penser que ce dernier serait un succès », surtout que seuls les 12-17 ans sont autorisés à l’utiliser.

Par ailleurs, Jonathan Savard estime que le service offert aux gens souhaitant se rendre au terminus d’autobus de Magog, situé à la sortie 115 de l’autoroute 10, mériterait d’être bonifié, toujours dans le but de faire croître l’intérêt de la population locale pour le transport en commun.

« Ce service est une sorte de taxi-bus sur réservation. On peut aller et revenir du terminus grâce à lui et, le jeudi, on a le droit de se rendre où on le souhaite dans la ville. Pour notre part, on trouve que c’est trop peu. Ça ressemble à un taxi-bus, mais ça ne l’est pas vraiment. On tourne donc en rond », fait valoir M. Savard.

« Un irritant »

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, le concède, le nouveau service de taxi pour les adolescents pourrait sans doute être mieux adapté à la réalité de cette clientèle, disséminée ici et là sur le territoire magogois.

« On a créé un irritant en demandant aux jeunes d’être au moins deux à partir d’une adresse unique, reconnaît Mme Hamm. On s’est inspiré de ce qui se fait ailleurs. Par contre, je serais favorable à ce qu’on accepte que les adolescents soient ramassés et ramenés à des endroits différents. Il n’est pas exclu qu’on effectue un changement en ce sens quand on procédera à l’évaluation du projet, en février. »

Quant au préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, il n’est pas opposé à la bonification de l’offre existante. Mais il rappelle qu’une telle bonification entraînerait des coûts additionnels pour la ou les municipalités concernées.