Les organismes d’Action communautaire autonome se sont mobilisés, lundi, en manifestant trois fois. Les bureaux du député Luc Fortin et du député Guy Hardy ont été visités par les manifestants.

Les organismes communautaires autonomes livrent leurs revendications

Une vingtaine de manifestants se sont présentés devant le bureau du ministre Luc Fortin à Sherbrooke. Leur demande est simple : ils veulent plus d’argent pour les organismes communautaires.

Le coordonnateur à la Chaudronnée de l’Estrie, François Lemieux, soutient que le but de la manifestation est de sensibiliser le gouvernement au financement des services communautaires. « Ce qu’on revendique, c’est d’avoir au moins 475 millions de dollars de plus afin de financer les groupes dans leur mission, dans le but de répondre au besoin croissant des gens », affirme-t-il.

Les organismes ont quatre demandes pour le gouvernement : un meilleur financement et son indexation annuelle, un réinvestissement majeur dans les programmes sociaux et les services publics, la reconnaissance de leur travail comme moteur de progrès social et le respect de leur autonomie.

Les porte-parole n’ont pas pu rencontrer le député Luc Fortin, qui était absent de son bureau. « On a rencontré ses attachés, qui sont quand même ouverts. Ils vont prendre en note nos revendications. Il reste à voir ce qu’ils vont nous donner au prochain budget », commente M. Lemieux.

Les manifestants sont ensuite allés faire leur tour au Carrefour de l’Estrie afin de rencontrer une tout autre personne. « La prochaine étape est d’aller voir le père Noël. On se dit qu’on aura peut-être plus de chances en allant voir le père Noël, car on a été sage toute l’année », blague M. Lemieux.

Même financement depuis 2004

De son côté, la coordonnatrice de l’organisme Illusion Emploi de l’Estrie, Manon Brunelle, se sent laissée à elle-même. « On génère de l’argent, nous aussi. C’est une réalité importante. Il faut vraiment que le gouvernement arrête de nous donner des tapes dans le dos. Maintenant, il faut du financement », lance-t-elle.

Depuis 14 ans, certains organismes n’ont jamais reçu de financement supplémentaire. « Les groupes en défense collective des droits, depuis 2004, on a exactement le même financement. Les groupes comme le mien reçoivent 42 000 $ par année, alors qu’on devrait avoir un financement de 153 000 $ », s’indigne Mme Brunelle.

De leur côté, les attachés disent avoir rencontré et écouté les organismes. Le message sera transmis à M. Fortin.