La Grande Guignolée des médias aura lieu le 5 décembre. L'invitation à la générosité est lancé par André Gagnon, Geneviève Côté, Tobie Bureau-Huot, Jean-Sébastien Hammal, David Brown, Jonathan Custeau, Anita Lessard, France Lebrun, Geneviève Marceau, Denis Fortier, Renée-Dumais Beaudoin et Daniel Larouche.

Les médias unis contre la pauvreté

SHERBROOKE - Il n'y a pas une journée sans qu'on entende parler de la rareté de la main-d'œuvre. Mais le plein emploi ne se conjugue pas avec l'élimination de la pauvreté. C'est le message qu'a voulu lancer Geneviève Côté, directrice de Moisson Estrie, l'un des organismes qui bénéficieront des dons recueillis lors de la traditionnelle Guignolée des médias.

Alors que décembre est à nos portes, les journaux, radios, télés et sites web d'information invitent la population à rassembler la petite monnaie et les denrées pour cette grande collecte qui aura lieu le jeudi 5 décembre.

« On parle beaucoup du plein emploi, mais il y a encore des besoins, fait remarquer Mme Côté. Les besoins ont changé. Il y a plus d'emplois, mais la demande est forte. »

« On rencontre des cas particuliers, comme la maladie qui affecte les gens. Il y a aussi des pertes d'emploi même si l'économie va bien. Pour des gens qui travaillent 40 heures au salaire minimum, j'ai calculé que ça donne un salaire de 20 000 $. Ce n'est pas beaucoup avec tout ce qu'il y a à payer. » À la Fondation Rock-Guertin, on attend la journée du 5 décembre avec enthousiasme, note Denis Fortier, coordonnateur de l'organisme. « Nous pensons être en mesure d'offrir 2275 paniers de denrées lors de la distribution du 20 décembre pour faire passer un beau Noël à des personnes dans le besoin. »

« C'est extraordinaire de voir tous les médias s'unir pour amasser des dons », relate-t-il.

La collecte de fonds, qui se déroulera de 7 h à 9 h le jeudi 5 décembre dans les rues de Sherbrooke, a été autorisée aux points de collecte habituels par la Ville de Sherbrooke, selon son règlement en vigueur depuis quelques années. Les bénévoles agiront sous la supervision d'agents du SPS et de bénévoles responsables de la sécurité, souligne Claudine Roussel, coordonnatrice de la Grande Guignolée Estrie/Bois-Francs.

Patience et générosité

Les automobilistes devront faire preuve d'autant de patience que de générosité en cette matinée, puisque les déplacements nécessiteront un peu plus de temps qu'habituellement. Des ralentissements sont à prévoir en raison des nombreux points de collecte répartis sur tout le territoire sherbrookois.

Certains feux de circulation pourraient d'ailleurs être mis en mode « feux rouges clignotants », afin d'assurer la sécurité des bénévoles. Les médias et bénévoles sont toutefois convaincus que la population sera compréhensive et jugera que la cause vaut bien le léger retard au boulot.

Aux équipes partout dans la région s'ajouteront également des bénévoles des différents organismes bénéficiaires ainsi que des représentants des Amis de La guignolée que sont le Groupe Jean Coutu, les magasins d'alimentation Provigo et Maxi ainsi que Via Capitale.

La population de Sherbrooke est invitée à aller porter ses denrées sur la rue King Ouest chez TVA et Radio-Canada ou chez les Amis de La guignolée (Via Capitale, Provigo, Maxi et Jean Coutu). Il est également possible de remettre les denrées aux équipes sur rue en se stationnant dans un lieu sécuritaire à proximité du point de collecte et en remettant les denrées aux responsables.

Cette année encore, les médias de Sherbrooke ont nommé des ambassadeurs de leurs organisations pour faire parler de La guignolée et rejoindre les donateurs. À La Tribune, cette tâche de la générosité a été confiée au journaliste Jonathan Custeau, un habitué de cette collecte. « C'est pour moi une façon simple de m'impliquer », témoigne-t-il.

« Il suffit pour moi de me lever un peu plus tôt le matin et d'aller sur un coin de rue pour solliciter les gens. Pour moi, ça va de soi. »

L'an dernier, pour la région Estrie/Bois-Francs, ce sont plus de 257 000 $ qui ont été amassés, soit un record de générosité de la part de la population, ajoute Mme Roussel.