Le 14 juin dernier, les pompiers et les ambulanciers ont été dépêchés pour un homme s’étant blessé lors d’une chute au mont Chauve. La victime a été évacuée par hélicoptère. 
Le 14 juin dernier, les pompiers et les ambulanciers ont été dépêchés pour un homme s’étant blessé lors d’une chute au mont Chauve. La victime a été évacuée par hélicoptère. 

Les interventions se multiplient au mont Chauve

Les pompiers du Canton d’Orford ont dû intervenir à plusieurs reprises au cours des dernières semaines pour venir en aide à des marcheurs s’étant blessés ou aventurés au mont Chauve sans préparation adéquate.

On a même dû secourir en hélicoptère une personne ayant fait une chute de quelques mètres.

« Les gens ont été confinés pendant plusieurs semaines et cherchent à sortir », constate le capitaine du Service des incendies du Canton d’Orford, Serge Berthelette.

« L’an dernier, nous avons effectué huit sorties au mont Chauve. Cette année, nous sommes déjà rendus à huit interventions. Ça ne que quatre semaines que c’est ouvert. »

Coups de chaleur, chevilles cassées, pertes de conscience; les raisons sont multiples pour faire appel aux secouristes, énumère le capitaine Berthelette. On doit intervenir aussi au mont Orford.

Le 14 juin dernier, les pompiers et les ambulanciers ont été dépêchés pour un homme s’étant blessé lors d’une chute au mont Chauve. 

« Comme il était blessé à la tête et au dos, nous n’avons  pas pris de risque », raconte le pompier.

« Au lieu de le descendre nous-mêmes, nous avons fait appel à l’hélicoptère de la Sûreté du Québec pour le transporter directement au CHUS pour le soigner. »  

Les marcheurs prennent la randonnée à la légère, déplore Serge Berthelette. « Le sentier est de 5,5 kilomètres. Ce n’est pas une petite marche. Le parcours est assez escarpé. Ce n’est pas pour débutant », fait-il remarquer.

« Les gens sont mal chaussés, n’amènent pas d’eau ni collation. Une fois rendu au sommet, ça se peut que tu aies soif et faim. C’est normal. Ils n’amènent pas de vêtements supplémentaires non plus. Souvent, la température n’est pas la même en haut qu’en bas. Ça peut prendre un petit chandail. » 

Aussi, certains randonneurs perdent le nord une fois rendu au sommet de la montagne. Plutôt de revenir sur leurs pas pour revenir au point de départ, ils font le contraire. La marche est plus longue que prévu et l’énergie vient à manquer. 

« On devrait toujours partir avec de bonnes chaussures, des vêtements adaptés et un sac à dos. Avec de l’eau, une collation et une carte », résume M. Berthelette.

« Il faut s’attendre à ce qu’il y ait plus de monde dans les sentiers cet été. La SÉPAQ vient d’offrir des rabais sur ses laissez-passer. Les gens vont vouloir en profiter... »

Force est de constater en consultant le Facebook « Sommet Mont-Chauve » que l’activité ne manque pas sur la montagne. Plusieurs marcheurs y font part de leur randonnée dans le secteur.