L’équipe du mont Ham procède généralement à une quinzaine d’interventions en montagne au cours d’une année.

Les interventions de secours se multiplient au mont Ham

Le mont Ham reçoit environ 40 000 visiteurs par année et procède habituellement à une quinzaine d’interventions de secours dans ce même laps de temps. Durant la longue fin de semaine de l’Action de grâce, l’équipe de secouristes a toutefois dû intervenir pas moins de cinq fois.

L’un de ces sauvetages a été particulièrement ardu étant donné les conditions météorologiques du dimanche en fin de journée. Une jeune femme s’était foulé une cheville tout près du sommet de la montagne qui atteint plus de 700 mètres d’altitude.

« Il était environ 17 h 45 lorsque nous avons eu l’appel. Ça prend entre 30 et 45 minutes pour se rendre au sommet, alors le temps de se rendre il faisait déjà noir », explique le coordonnateur du Parc régional du Mont-Ham, Sylvain Valiquette.

Dans le cas d’une foulure, on donne généralement à la victime une botte spéciale qui lui permet de descendre par elle-même en stabilisant la cheville. Dans ce cas-ci, la blessure de la jeune femme était particulièrement sensible, ce sont donc les employés qui l’ont aidée à descendre entre 300 et 400 mètres.

« Mais il faisait noir et il y avait de la pluie battante. En plus de ceux qui portaient la victime, deux personnes étaient nécessaires seulement pour éclairer le sentier. On a donc décidé d’appeler le 911 pour avoir du renfort », mentionne Sylvain Valiquette en spécifiant que cette procédure est exceptionnelle.

« Ce sont vraiment les conditions météorologiques qui nous ont poussés à faire ce choix. On voulait garder la victime et les secouristes en sécurité. »

Ce sont les pompiers de Wotton qui ont descendu la victime en civière au bas de la montagne, d’où elle a été transportée en ambulance jusqu’à l’hôpital. Il était alors aux environs de 21 h. Le coordonnateur souligne du même coup que lors de sauvetage, tous les coûts sont assumés par le mont Ham, mis à part le transport en ambulance, qui demeure au choix de la personne blessée.

« Je suis très content de la manière dont l’incident a été géré par notre équipe. Nous avons un plan d’urgence et nous l’avons suivi. Nous allons d’ailleurs le réviser afin de voir si nous pourrions nous améliorer », souligne le coordonnateur.

Au moins un secouriste professionnel est toujours présent au mont Ham de même qu’un minimum de deux employés formés aux techniques de base en secourisme. Grâce à la MRC des Sources, la montagne bénéficie aussi maintenant de deux motoneiges qui permettront de faciliter les opérations de sauvetage en hiver, le mont Ham étant ouvert douze mois par année.

Appel à la prudence

Avec le nombre anormalement élevé d’accidents survenus lors de cette longue fin de semaine, il est important de rappeler certaines règles de base en montagne selon Sylvain Valiquette.

« Au mont Ham, on n’est pas sur du plat. C’est important d’être bien équipé, d’avoir de bons souliers. C’est aussi judicieux de se trainer une bouteille d’eau et un petit manteau. »

Il note au passage que lors d’une fin de semaine du projet pilote « Avec mon chien », un compagnon à quatre pattes a même dû être redescendu sur une civière, souffrant de déshydratation.