Jean Huppé, propriétaire de la ferme Miel Pur Délice, a amené des visiteurs voir de près certaines de ses ruches. 11 fermes en Estrie ont ouvert leurs portes en cette journée éducative organisée par l’UPA.

Les fermes ouvrent leurs portes

Onze fermes estriennes ont ouvert leurs portes au public ce dimanche à l’occasion de la 17e journée Portes ouvertes à la ferme du Québec. En plus de se vouloir divertissante, la journée a aussi une mission éducative, visant à démontrer comment les producteurs composent avec les défis environnementaux qui s’offrent à eux.

Organisé par l’Union des producteurs agricoles, l’évènement a permis au public de se rendre gratuitement sur différentes fermes pour assister à des animations, des démonstrations, prendre part à des dégustations et même flatter des animaux. C’était aussi une occasion pour plusieurs de visiter une ferme pour la première fois.

« Les producteurs agricoles déploient beaucoup d’efforts pour mettre en place de bonnes pratiques agroenvironnementales dans leur production, quelle que soit leur spécialité, fait valoir François Bourassa, président de l’UPA-Estrie. La journée porte ouverte est une excellente occasion de venir à la rencontre de ces jardiniers du paysage de l’Estrie, qui n’ont pas fini de surprendre avec leur expertise. »

Rencontre avec les abeilles

Parmi ces 11 fermes estriennes qui ont ouvert leurs portes à l’occasion de cette journée festive, on retrouve des fermes de bovins, de petits fruits et de grands gibiers, ainsi qu’une aquaculture, une acériculture et une apiculture.

« Je participe à la Journée portes ouvertes tous les dix ans, lance Jean Huppé, propriétaire de la ferme Miel Pur Délice, à Coaticook. Je le fais afin de faire connaître l’apiculture et le monde des abeilles au plus de gens possible. C’est une production qui est méconnue de plusieurs, mais l’impact des abeilles sur nos vies est plus grand que ce que l’on pourrait imaginer. »

Les producteurs ont également saisi l’occasion pour expliquer comment ils tentent de protéger l’environnement, une condition qui est nécessaire à la survie à long terme de leurs entreprises.

« On profite de la visite des gens pour parler des soins que l’on donne à nos abeilles et les problèmes auxquels nous faisons face, explique-t-il. Les trois plus grands sont les changements brusques de température, la hausse des fermes à grande surface pratiquant une monoculture et l’utilisation massive de pesticides. »

« Comme la personne moyenne a peu d’impact sur ses facteurs, on met l’accent sur la cohabitation paisible lorsqu’il y a présence d’abeilles à la maison, poursuit M. Huppé. De notre côté, on installe nos ruches près de la miellerie et on effectue la pollinisation ici dans la région, nos émissions de CO2 sont très faibles. »

Jean Soucy a profité de cette invitation de l’UPA et des producteurs estriens pour venir en apprendre plus sur le processus de fabrication du miel ainsi que sur la relation entre les apiculteurs et leurs abeilles.

« On a eu la chance d’enfiler une combinaison et d’aller voir les ruches en personne, raconte-t-il. C’est agréable de pouvoir être près des abeilles sans avoir peur de se faire piquer. J’ai bien aimé la visite des installations de transformation et les dégustations, mais l’expérience de voir les ruches restera gravée dans ma mémoire longtemps. »