À l’occasion de la Journée de la femme, le Centre des femmes du Val-Saint-François (CFVSF) du secteur Asbestos a réuni une douzaine d’improvisatrices afin d’aborder avec humour les thématiques féminines actuelles.

Les femmes se rallient autour de l'humour

#moiaussi, le patron, je l’aime… voilà quelques thèmes qui ont alimenté les improvisations d’une douzaine de femmes de la MRC des Sources mardi en soirée. Pour souligner la Journée de la femme, le Centre des femmes du Val-Saint-François (CFVSF) du secteur Asbestos a proposé cette activité pour aborder avec humour les thématiques féminines actuelles avec les mots, et surtout le point de vue, des principales intéressées.

« La Journée de la femme c’est une façon de célébrer la femme, de lui faire une place et de voir son importance. On a décidé de le faire d’une manière amusante et conviviale qui a permis aux femmes de se rassembler. Oui il y a de l’humour, mais ce n’est surtout pas pour banaliser la situation des femmes », souligne Sophia Cherrat, intervenante psychosociale au CFVSF secteur Asbestos.

Une douzaine de femmes de la MRC des Sources ou naviguant autour du CSVSF ont accepté de se prêter au jeu et pour la plupart, de sortir de leur zone de confort. Dès la première improvisation, la gêne est toutefois tombée et la trentaine de spectatrices a pu assister à une variété de sketchs rigolos.

Du chemin à faire

Pour la directrice du CFVSF, Marie-Andrée Dupont, la Journée de la femme est l’occasion de souligner les avancées réalisées, mais aussi celles qui restent à faire. Dans le secteur d’Asbestos, où le service est en place depuis 2011, on constate des statistiques particulièrement élevées pour ce qui de la violence physique chez les femmes.

« Il y a beaucoup de pauvreté et de violence dans le milieu, beaucoup de jeunes mères qui vivent de la violence conjugale », souligne Mme Cherrat en spécifiant que les violences psychologique, sexuelle et économique font aussi partie du problème.

« Notre travail est alors de les soutenir, de les aider à s’outiller pour remonter leur estime. Parfois c’est la seule chose qu’elles ont connue, donc elle accepte l’inacceptable », poursuit-elle.

Loin de la ville, l’intervenante estime que c’est la collaboration et la complémentarité des ressources qui font la différence.

Avec les événements de l’automne 2017 et la montée du mouvement #moiaussi, Marie-Andrée Dupont perçoit de l’espoir pour la cause féminine. « L’année dernière, je n’aurais jamais pensé voir ce qui s’est passé en octobre. On en parle tellement, les choses avancent. Pour les pays occidentaux, je pense que plus tard on parlera de ce moment comme d’une révolution pour le droit des femmes. »

Elle estime d’ailleurs que pour toucher le nœud du problème et avancer dans la bonne direction, des activités de prévention gagneraient à être mises en place entre les femmes et les hommes.

« On travaille avec les femmes d’un côté puis les hommes de l’autre, mais jamais ensemble. Je crois qu’il faut les sensibiliser à leur socialisation respective », soutient Mme Dupont.