Axel Frappier et Maxime-Olivier Paradis

Les Estriens pris au Pérou ont leurs billets de retour en main

Si certains Estriens pris au Pérou, alors que les frontières de ce pays d’Amérique latine sont fermées, ont maintenant en main des billets d’avion de retour, deux voyageurs de Windsor ont vu leur vol être annulé au cours des dernières heures.

Axl Frappier et Maxime-Olivier Paradis de Windsor devaient prendre place dans le vol d’Air Canada vers Toronto le 23 mars soit dans la nuit de dimanche à lundi.

« Nous avions obtenu des billets, mais nous avons été informés quelques heures plus tard que le vol était annulé. Pas retardé, mais annulé. Ils nous ont offert un crédit pour un prochain voyage sur Air Canada, mais il n’y a aucun autre vol prévu sur lequel nous pouvons réserver une place pour revenir au pays », signale M. Frappier.

Joint par La Tribune au Pérou, Axl Frappier gardait certaines craintes relativement à ce vol de retour.

« Plusieurs questions restaient en suspens dont la façon dont nous allions nous rendre à l’aéroport alors qu’il y a un couvre-feu de 20 h à 5 h. Nous avons aussi reçu un courriel de l’ambassade du Canada au Pérou qui nous indiquait qu’ils négocient afin de pouvoir rapatrier ses citoyens. Je vais y croire quand je serai assis dans l’avion. Le gouvernement ne semble pas nous avoir oubliés, mais nous avons hâte d’être de retour. Nous avons en main des billets de retour sur InterJet pour un vol prévu le 30 mars, mais il ne semble plus exister », indique Axl Frappier.

Ce dernier signale que le confinement semble bien fonctionner au Pérou alors que les rues sont désertes à partir de 20 h

« Les gens restent chez eux. Hier soir, il y avait de la musique patriotique dans les rues, c’était assez particulier. En attendant de partir, nous avons assez de nourriture et nous sommes dans un endroit sécuritaire », mentionne Axl Frappier.

En début de semaine, les deux voyageurs de 19 ans ont été refoulés à l’aéroport de Lima alors qu’ils avaient en main des billets de retour sur InterJet.

« C’est certain que nous allons rester inquiets tant qu’ils ne seront pas assis dans l’avion. J’ai demandé aux gars de garder leur logement Airbnb et de la nourriture tant qu’ils n’auront pas quitté le Pérou. C’est un contact qui m’a informé qu’Air Canada ouvrait des vols de retour. J’ai payé 2700 $ par billet et ça semblait être les moins chers. Quelques minutes plus tard, il n’y en avait plus », explique Sonia Saint-Onge, la mère de Maxime-Olivier Paradis qui a vu ses craintes que le vol soit annulé se confirmer.

Stagiaires du CSI

Le Carrefour de solidarité internationale (CSI) de Sherbrooke a aussi déniché des vols de retour pour ses stagiaires qui sont coincés à Comas près de la capitale Lima.

« Notre cellule de crise est toujours en place. Les stagiaires de la République dominicaine sont revenus et ils ont placés en isolement volontaire. Ceux du Nicaragua et du Sénégal sont sur le point d’arriver. Ceux qui sont à Comas vont revenir le 25 mars », explique le directeur général du CSI, Étienne Doyon.

Les stagiaires qui sont à Quillabamba, près de la jungle péruvienne, doivent pour leur part revenir au pays le 1er avril. Ils doivent d’abord prendre un vol intérieur de Cuzco à Lima avant de revenir vers le Canada.

« Nous sommes en contact avec le gouvernement du Pérou qui nous aide à rapatrier nos stagiaires. Ils contribuent à l’évacuation des ressortissants étrangers. D’ici là, on s’assure qu’ils ne manquent de rien », indique M. Doyon.