Les syndiqués de la municipalité d'Ascot Corner ont tenu un rassemblement devant l’hôtel de ville mardi matin.
Les syndiqués de la municipalité d'Ascot Corner ont tenu un rassemblement devant l’hôtel de ville mardi matin.

Les employés municipaux d’Ascot Corner en grève de 24 heures

Les employés syndiqués de la municipalité d’Ascot Corner ont déclenché lundi soir, à minuit, une grève de 24 heures. Le syndicat affilié à la CSN veut dénoncer « des blocages majeurs à la table de négociation ».

Cette première journée de débrayage vient d’une banque de cinq jours de grève votée lors de l’assemblée générale du 12 mai et se veut « un sérieux avertissement à l’employeur ». Les syndiqués ont tenu un rassemblement devant l’hôtel de ville à compter de 8 h

« Nous avons tout fait pour tenter d’éviter ce conflit, mais il est très difficile d’avoir un dialogue positif avec cet employeur », explique Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN. 

« À plusieurs occasions au cours du processus de négociation, l’employeur a posé des gestes discutables qui ont envenimé le climat à la table de négociation ». 

M. Beaudin cite en exemple de nouvelles demandes majeures apportées par l’employeur après 18 mois de négociation. « En plus, il ne faut pas oublier que les travailleuses et les travailleurs de la municipalité d’Ascot Corner demeurent parmi les moins rémunérés des municipalités de l’Estrie », fait-il remarquer.

« Il est très important pour nous de régler cette injustice. »

Pour Jean-Pierre Bourgault, vice-président - trésorier de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN), cette négociation met sous les projecteurs les problématiques que peuvent vivre les employés municipaux dans les petites municipalités. « Nous avons affaire à un employeur émotif qui semble incapable de mettre ses énergies sur une entente potentielle. Dans ce dossier, la proximité entre les élus municipaux et les employés amène certains individus à vouloir personnaliser les problématiques ». 

Pour le syndicat, l’objectif d’arriver à une entente demeure prioritaire. 

« Nous sommes prêts à régler et à nous entendre avec la municipalité d’Ascot Corner, mais pas à n’importe quel prix », affirme Jean-François Veilleux, secrétaire général du syndicat. 

« Nous croyons avoir droit à plus de respect de la part de la municipalité. Un respect qui doit se traduire par de meilleures relations de travail et par une reconnaissance salariale plus juste », conclut M. Veilleux. 

Le syndicat qui représente dix travailleuses et travailleurs fait partie d’un regroupement de huit autres syndicats CSN dans le secteur municipal de l’Estrie qui se supportent dans l’atteinte de leurs objectifs de négociation. 

Jointe à ce sujet, la mairesse Nathalie Bresse veut laisser le processus de négociation suivre son cours. Selon elle, les syndiqués ont le droit de s’exprimer de la sorte.

Le mouvement de grève ne viendra pas influencer le travail du comité de négociation.

« Nous le savions depuis quelques jours », assure-t-elle.

« C’est normal dans un processus de négociation. Je n’ai pas plus de commentaires à faire. »