«Il faut toujours chercher à aller un peu plus loin. Là, on est dans la 38e édition, on a déjà la tête au 39e, mais le 40e nous trotte sérieusement dans la tête», explique Véronique Lizotte.

Les émotions de Véronique Lizotte

Véronique Lizotte s’apprête à vivre son troisième Grand Prix de Valcourt à titre de directrice générale. Et la dame avoue qu’elle est à la fois fébrile, nerveuse et excitée. Mais elle est prête.

« C’est une sensation très spéciale, a-t-elle avoué, jeudi après-midi, alors qu’elle vérifiait l’état du circuit Yvon-Duhamel. Toute l’année durant, on travaille fort pour faire un beau succès d’un événement de trois jours. Et comme à chaque fois, je vais ressentir beaucoup d’émotion lors du premier départ. »

Le 38e Grand Prix de Valcourt va se mettre en branle à 11 h vendredi. Quelque 350 pilotes et plus de 30 000 spectateurs, encore, sont attendus en fin de semaine.

« Les gens sont très fidèles au Grand Prix. Nos statistiques démontrent que 90 % des amateurs qui viennent une première fois reviennent ensuite. Quand on dit et qu’on répète qu’on a le plus gros événement hivernal de sports motorisés au monde, qu’on a quelque chose de spécial à offrir, c’est vrai. La preuve, c’est cette fidélité. »

Chaque année, Valcourt offre un petit quelque chose de plus que l’année précédente. En 2020, l’arrivée de la Formule 3 sur ovale ainsi que l’ajout d’une deuxième piste de snocross, celle-là pour les juniors, fera des heureux.

« Il faut toujours chercher à aller un peu plus loin. Là, on est dans la 38e édition, on a déjà la tête au 39e, mais le 40e nous trotte sérieusement dans la tête. Et je peux déjà vous dire que, le temps venu, on aura de très belles annonces à faire. »

Quelque 350 pilotes sont attendus au Grand Prix de Valcourt en fin de semaine.

Survivre à mononcle Jacques

Ils étaient nombreux à s’inquiéter pour le Grand Prix, il y a quelques années, lorsque Jacques Villeneuve, l’oncle, a pris sa retraite. Les plus pessimistes étaient même d’avis que l’événement ne survivrait pas à mononcle.

« Oncle Jacques est une légende et il a fait énormément pour le sport et pour le Grand Prix, admet Véronique Lizotte. N’empêche, le Grand Prix n’a jamais été l’affaire d’un seul homme. »

Elle parlera de la belle relève qui pousse ainsi que des pilotes de chez nous qui sont en train de s’établir comme de nouvelles vedettes et auxquelles les gens s’attachent.

« À tous les jours, j’entends parler de Sabrina Blanchet (qui a fait un tabac au championnat du monde à Eagle River récemment), de Mégan Brodeur, de Steven Marquis, etc. Jacques Villeneuve a montré le chemin et ils sont nombreux à vouloir démontrer qu’ils ont le talent pour faire leur place à leur tour. »

Des femmes

Véronique Lizotte a parlé de Sabrina Blanchet et de Mégan Brodeur. Et ça fait maintenant une dizaine d’années que la direction générale du Grand Prix est assurée par une dame, Mme Lizotte ayant succédé à Marie-Pier Lemay. Non, il n’y a pas de guerre des sexes à Valcourt.

« En fait, les trois employés permanents du Grand Prix sont des femmes, ajoute-t-elle. Et sur le conseil d’administration, il y a cinq ou six femmes. C’est l’fun de voir ça. Notre but n’est pas de donner l’exemple, mais c’est quelque chose qui me rend fière, c’est certain. »

Avec raison.