Les discussions entre l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) et le gouvernement fédéral se poursuivent de façon très active, selon la ministre fédérale Marie-Claude Bibeau.

Les discussions vont bon train entre Ottawa et l'Observatoire

Les discussions entre l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) et le gouvernement fédéral se poursuivent de façon très active, assure la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau. Le directeur de l'OMM, René Doyon, se dit également encouragé.
« Oui, je suis assez encouragé, commente le directeur de l'OMM, qui a passé près d'une fermeture en 2015. Les discussions vont bon train avec les différents organismes subventionnaires. Je ne peux vous donner plus de détails pour l'instant, mais je suis très satisfait des discussions en cours en ce moment. »
La subvention fédérale qui avait été accordée en 2015 à l'Observatoire arrivera à échéance le 31 mars prochain.
L'OMM espère toucher un montant de l'ordre de 500 000 $ annuellement, soit du même ordre qu'en 2015. « C'est le budget que nous avions il y a deux ans (NDLR : du fédéral). L'inflation a fait augmenter ça un peu, mais c'est de cet ordre. Notre besoin est à ce niveau », note M. Doyon à propos des chiffres qui sont sur la table.
Le budget annuel de l'OMM oscille autour de 1,5 M$ et compte différentes sources de financement, dont des contributions des universités de Montréal et de Laval, qui gèrent ce centre de recherche.
L'OMM, situé dans le parc national du Mont-Mégantic, est le plus grand observatoire de l'est de l'Amérique du Nord.
Il a notamment pour mission la recherche fondamentale et la diffusion de la culture scientifique. Le parc national du Mont-Mégantic accueille également l'AstroLab, un centre d'activités en astronomie consacré au public.
De 20 à 30 chercheurs, étudiants et professeurs, gravitent autour des activités liées au télescope de l'OMM. Le nombre grimpe de façon importante lorsqu'on inclut les activités du laboratoire, précise M. Doyon.
« Scientifiquement, on n'a pas de problème, on n'a pas de difficulté à passer le message de notre empreinte nationale ; le problème en est un structurel », commente M. Doyon au sujet des discussions en cours. La majeure partie du financement de l'observatoire provient du fédéral.
« Le but n'est pas seulement de renouveler l'aide au fonctionnement, c'est aussi de travailler en collaboration avec l'OMM pour trouver un modèle qui va pérenniser l'observatoire », commente Mme Bibeau, également députée de Compton-Stanstead.
« Le dossier est très actif », assure-t-elle. « Je peux vous assurer qu'on sera très heureux de vous l'annoncer quand ce sera complètement attaché ! »
La ministre avait fait du financement à long terme de l'observatoire l'un de ses engagements électoraux lors des élections fédérales.
Au pays, on retrouve un autre observatoire de la taille de l'OMM en Colombie-Britannique.
M. Doyon a espoir que le dossier se règle avant la fin mars. « C'est un dossier qui est très chaud et qui va l'être certainement en janvier. »
Les problèmes financiers de l'OMM remontent à 2008, avec la perte d'une importante subvention du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG).
« Le programme qui subventionnait les infrastructures de notre taille a carrément disparu, rappelle M. Doyon à propos des difficultés rencontrées par l'OMM. Dans la foulée de cette perte de financement, parallèlement, on faisait une demande à la Fondation canadienne de l'innovation (FCI) pour un projet spécifique, le rehaussement de l'observatoire, qui était à l'époque de 11,7 M$. Autrement dit, dans l'espace d'un mois, on nous a annoncé qu'on perdait notre subvention de fonctionnement, mais de l'autre, on obtenait une subvention pour rehausser l'OMM. Pendant plusieurs années, l'observatoire a roulé sur cette subvention, mais elle est venue à échéance il y a deux ans, et même avant, c'est ce qui posait problème. »