Bertrand Turgeon, coureur

Les coureurs du Marathon de Magog gagnent leur pari

La grisaille d’automne s’est invitée à la 8e édition du Marathon de Magog. Mais il en fallait davantage pour décourager les quelque 700 coureurs et coureuses qui ont bravé la pluie battante, le froid et le vent qui soufflait sur le parcours.

Alignés au départ du centre-ville de Magog, les coureurs et les coureuses avaient le couteau entre les dents, prêts à se bagarrer et à gagner leur pari.

« Je serais restée sous les draps ce matin (hier), mais une fois en route vers Magog, j’étais prête à donner le meilleur de moi-même, déclare la Sherbrookoise Marine Gautier. Je grelotais comme pas mal tout le monde juste avant le départ. Je suis tellement contente de ne pas avoir reculé. J’ai même réalisé mon meilleur temps sur 10 kilomètres en prenant juste un peu plus de 55 minutes. »

Joanne Lefebvre, coureuse

Marc-Antoine Maynard de Granby faisait presque bande à part avec ses culottes courtes. Aussi bien ne pas s’éterniser sur le parcours, ce qu’a fait Maynard en étant le plus rapide sur 21,1 km. « J’ai déjà connu pire comme température en 2018 au marathon de Boston. Je me suis quand même dit que je ne devais pas perdre de temps en me dirigeant vers l’arrivée. Un parcours que j’ai adoré en passant. Plus de côtes que je pensais, mais justement ça représente un beau défi. Et quand on entre dans le bois, ça donne une tout autre saveur à la course », a-t-il souligné.

Bertrand Turgeon de Magog savourait sa victoire personnelle sur le parcours de 10 kilomètres. « Il y a une côte autour du 7e kilomètre que je n’avais jamais réussi à courir d’un bout à l’autre. La troisième fois aura été la bonne. Ça valait la peine de se présenter au départ malgré la température exécrable. Mais j’avoue que je ne détesterais pas que Patrick Mahony devance son marathon au début octobre. »

Marc-Antoine Maynard, coureur

Joanne Lefebvre savourait pleinement sa première expérience dans une course organisée. « J’ai complètement oublié le mauvais temps tellement je me suis amusée. Les bénévoles y sont pour beaucoup tellement ils nous encourageaient pour nous donner un deuxième souffle. C’était loin d’être facile pour eux, car ils ne bougent pas contrairement à nous. Chapeau à l’organisation et aux bénévoles », a fait valoir la Montréalaise.

Josianne Jetté est l’une de ces bénévoles qui ont rendu la présentation de l’événement possible. « Je travaille en chantier. Je suis habituée aux caprices de la météo. J’ai répondu à un appel cette semaine. J’ai déjà été de l’autre côté de la clôture en tant que coureuse. C’était à mon tour de rendre la politesse. »

Josianne Jetté, bénévole