Jean-Mathieu Tardif et son père Mario, l’ancien dur à cuire du National de Laval et des Draveurs de Trois-Rivières dans la LHJMQ, ont couru avec aplomb au Défi des collines, version enneigée, présenté à Sainte-Catherine-de-Hatley. Le premier a été le plus rapide sur 30 km avec un chrono de 2 h 5 m 41 s, tandis qu’à 58 ans, Mario Tardif a négocié la distance en 2 h 47 m 42 s.

Les collines sont belles, même l’hiver

Quelque 200 coureurs avaient décidé que l’hiver ne les retiendrait pas dans le confort de leur foyer et ont mis le cap vers Sainte-Catherine-de-Hatley où était présenté le premier Défi des collines, version enneigée.

Patrick Mahony, directeur de CourirEnEstrie, proposait pour l’occasion les mêmes distances sur les mêmes parcours que la populaire édition estivale. Les moins frileux ont pris place à la ligne de départ de l’épreuve de 30 km. Le gagnant Jean-Mathieu Tardif, natif d’Asbestos mais demeurant maintenant dans la région de Québec, n’avait pas le goût de prolonger l’expérience inutilement en franchissant la ligne d’arrivée au bout de 2 h 5 m 41 s.

Tardif, 34 ans, en était à sa première visite au Défi des collines. « L’été, je me concentre surtout sur le triathlon distance Ironman. J’ai quand même besoin d’accumuler des kilomètres à la course à pied l’hiver, mais je limite mont temps à l’extérieur. Je complète avec le tapis roulant. C’est plus difficile de courir à l’extérieur l’hiver, mais c’est payant quand arrive le printemps. Finalement, c’est mon père Mario qui m’a convaincu de m’inscrire et de l’accompagner pour le défi hivernal. Au-delà de ma première place, j’ai découvert un parcours qui n’est jamais monotone en raison de ses nombreuses côtes et j’ai été estomaqué par la beauté du paysage. Une vraie belle sortie pour tout coureur », a-t-il fait valoir.

La même détermination

Mario Tardif, 58 ans, est cet ancien hockeyeur robuste qui terrassait nombre d’adversaires du temps qu’il portait les couleurs du National de Laval et des Draveurs de Trois-Rivières dans la LHJMQ à la fin des années 1970. Force est d’admettre que Tardif affiche la même détermination qu’à ses belles années au hockey.

« Surtout sur un parcours comme celui-là, précise-t-il. C’est un défi colossal et une belle aventure. Une course à remettre à mon calendrier annuel. »

Celui-ci n’a pas mis de temps à se tourner vers la course à pied et le triathlon. « Cela a toujours été vital pour moi de rester en forme. Je n’ai jamais ralenti depuis 30 ans. Et quand j’ai la chance d’être au départ en même temps que Jean-Mathieu, ça m’indique qu’il est aussi passionné que moi », a confié Mario Tardif qui a négocié la distance en 2 h 47 m 42 s.

Chez les dames, notons la victoire de Karine Isabelle en 2 h 24 m 21 s.

Les autres gagnants de la journée ont été Patrick Vachon et Katherine-Audrey Lévesque sur 15 km, Simon Délisle-Beaulieu et Tryscia Héroux sur 11 km, et Micael Boulet et Claire Grogan sur 5 km.