Christian Provencher, directeur général du CSSRS
Christian Provencher, directeur général du CSSRS

Les Centres de services scolaires s’activent

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Dans les circonstances entourant la pandémie de la COVID-19, les Centres de services scolaires de la région s’activent afin d’assurer que tout soit mis en place dans l’optique de basculer en enseignement à distance à compter du 17 décembre à la suite de l’annonce du gouvernement provincial.

Au total, les élèves d’âge secondaire du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) effectueront six journées d’enseignement à distance tandis que les élèves du primaire devront en faire quatre. « Pour le secondaire, c’est mieux ce scénario que les autres qui pouvaient flotter », affirme le directeur général du CSSHC, Martial Gaudreau.

À Sherbrooke, le vendredi 18 décembre est une journée pédagogique. Les élèves seront donc à distance durant trois jours avant Noël. Les élèves du primaire retourneront en classe le 7 janvier. Le secondaire, la formation professionnelle et la formation générale des adultes seront de retour sur les bancs d’école le lundi 11 janvier. 

« Pour le secondaire, si on est toujours en zone rouge, nous reviendrons dans le modèle que nous sommes actuellement où les élèves des troisième, quatrième et cinquième secondaires viennent à l’école une journée sur deux », explique le directeur général du Centre de services scolaire de Sherbrooke (CSSRS), Christian Provencher. 

La réussite des élèves et la santé psychologique sont au cœur des priorités. « Les besoins sont très grands. Les gens dans les établissements prennent les meilleures décisions actuellement pour que les élèves se développent bien. Nous travaillons fort pour combler les écarts d’apprentissage. Nous sommes confrontés à l’aléa du changement. Le défi de rester en contact avec les élèves à la maison sera encore présent », mentionne M. Provencher. 

Martial Gaudreau, directeur général du CSSHC

Accès à du matériel technologique

Martial Gaudreau soutient que l’approvisionnement en matériel électronique ne devrait pas être un problème pour le CSSHC. « Les élèves des secondaires trois, quatre et cinq ont déjà tous un ordinateur, car ils sont déjà une journée sur deux à la maison. Peu de choses changeront pour eux. Pour les secondaires un et deux, on a suffisamment d’ordinateurs. » 

Le CSSRS prend également les grands moyens pour s’assurer que tous les élèves aient accès à du matériel technologique en cas de besoin. « Il y a des familles qui, par choix, n’ont pas d’Internet à la maison. Nous avons du matériel que nous pouvons prêter aux jeunes. Ils vont donc pouvoir se connecter grâce à des clés LTE », illustre Christian Provencher. 

Du pain sur la planche

Pour les enfants fréquentant l’école primaire, il reste du travail à faire afin de peaufiner le tout selon le directeur général du CSSHC. « Au niveau du primaire et des élèves qui sont plus en difficulté, ça risque d’être un peu différent. On va devoir travailler avec les équipes-écoles et les directions. Toutefois, le fait que ce soit juste avant Noël, les journées vont tourner autour d’activités. Je pense que les enseignants seront capables de rajuster le tir. On travaille déjà à rattraper le retard du printemps. Les enseignants font leur possible. Je pense que, dans les circonstances, c’est la meilleure solution de toute façon », mentionne-t-il.  

Martial Gaudreau attend toujours des développements pour le soutien aux élèves plus vulnérables ayant notamment des conditions particulières sur le plan psychologique et cognitif. « Je suis en attente de savoir si les classes spécialisées peuvent demeurer ouvertes. Heureusement, l’annonce survient suffisamment tôt pour qu’on ait le temps de se préparer et de voir venir les choses. » Il attend également des détails concernant le sort de la formation générale des adultes et de la formation professionnelle. 

Le Centre de services scolaire des Sommets a préféré attendre les consignes additionnelles du ministère de l’Éducation avant de commenter la situation.