Les candidats André Bachand, Geneviève Hébert, Bruno Vachon, Isabelle Charest, Gilles Bélanger et François Jacques.

Les caquistes croient en leurs chances de gagner

Les six candidats de la Coalition avenir Québec de la région dressent un bilan positif de leur campagne électorale à quelques jours du scrutin. Ils espèrent faire table rase et représenter l’Estrie à Québec à partir du 1er octobre prochain.

Bruno Vachon de la circonscription de Sherbrooke, Geneviève Hébert dans Saint-François, André Bachand dans Richmond, Gilles Bélanger de Orford, François Jacques de Mégantic et Isabelle Charest dans Brome-Missisquoi se sont adressés aux médias jeudi.

Si le vote s’annonce serré dans toutes les circonscriptions de l’Estrie, celle de Sherbrooke représente peut-être la pente la plus difficile à surmonter pour la CAQ. Favori dans les sondages en début de campagne, Bruno Vachon a vu son avance diminuer au fil des semaines. Il se retrouve maintenant selon les sondages dans une bataille à quatre avec QS, le PLQ et le PQ.

« Ça s’est reflété un peu partout, estime Bruno Vachon en parlant de la baisse des appuis pour la CAQ dans les sondages. Il n’y a eu qu’un seul sondage de mené ici et c’est certain que ce qui se passe au national a des répercussions. À la limite, c’est une bonne chose car si un parti semble trop en avance, c’est difficile de faire sortir le vote. Dans ce cas-ci, les gens veulent sortir les libéraux et si on avait été 6 ou 7 points en avance, ça aurait été dangereux. »

Bruno Vachon ne regrette pas non plus d’avoir participé dans plusieurs débats où il a été la cible de ses adversaires.

« On s’y attendait, on savait très bien que je serais la cible, mais à ce point-là ? non, admet-il. Mais il faut s’y attendre quand on met notre visage sur un poteau. Je suis fier de ne pas m’être défilé devant les débats ou les entrevues. »

De son propre aveu Bruno Vachon souligne avoir fait des promesses moins spectaculaires que certains de ses adversaires.

« C’est certain que je n’ai pas commencé la campagne au mois d’avril, explique-t-il. J’ai peut-être pris moins d’engagements spectaculaires, mais celles que j’ai faites concernaient le palier provincial, je ne suis pas allé me mêler des affaires municipales. J’ai aussi fait des engagements réalisables. C’est facile de prendre des engagements quand on sait qu’on ne prendra pas le pouvoir. Sauf que la CAQ a l’opportunité de le faire. Il faut donc être réaliste. Je n’ai pas couru après les médias, j’ai mené une campagne de terrain. »

23 débats

Les candidats de la CAQ considèrent ne pas s’être défilés devant l’adversité alors que les six candidats ont participé ensemble à 23 débats. Geneviève Hébert a participé à sept débats à elle seule au courant de la campagne.

« Ça prend de la préparation et ce n’est pas des débats nécessairement faciles lorsqu’on parle d’immigration ou d’environnement, souligne pour sa part André Bachand. On a fait tous les débats et malheureusement lors de ceux sur la santé et l’agriculture les Libéraux n’étaient pas présents. »

Les candidats de la CAQ ont de plus participé à plusieurs débats devant des auditoires plus jeunes comme au Cégep ou à l’Université de Sherbrooke.

« Dans une salle comme au Cégep, si on arrive à convaincre un étudiant, ça vaut la peine, explique Bachand. Il faut qu’ils entendent et comprennent notre message. À eux de décider par la suite. Parfois c’est dur, nous sommes des êtres humains et de faire huer ou de ne pas se faire applaudir, c’est difficile. »