Les Cantonniers de Magog ont été incapables de déjouer le gardien des Estacades de Trois-Rivières, William Rousseau.
Les Cantonniers de Magog ont été incapables de déjouer le gardien des Estacades de Trois-Rivières, William Rousseau.

Les Cantonniers blanchis par les Estacades à Trois-Rivières

Dans une rencontre où tout a basculé en troisième période, les Cantonniers de Magog ont été lessivés 4-0 par les Estacades de Trois-Rivières dans une rencontre disputée en Mauricie.

Les Magogois subissaient du même coup un deuxième revers d’affilée, une première pour eux cette saison. Les adolescents de Félix Potvin ont maintenant perdu trois de leurs quatre dernières parties.

Souvent dominants au troisième vingt, les Cantonniers ont goûté à leur propre médecine face aux Estacades qui ont inscrit trois de leurs quatre buts dans les 20 dernières minutes de jeu.

Félix Potvin pointait aussi le début de la partie parmi les faits saillants de cette confrontation. « On a bénéficié de deux avantages numériques dès le début de la partie, mais nous n’avons pas été en mesure de prendre les devants. J’ai senti les gars plus hésitants par la suite. Avec un recul d’un seul but au début de la troisième période, le prochain but devenait important. C’est Trois-Rivières qui l’a obtenu. Je ne pense pas que le pointage de 4-0 est un bon reflet de la partie. Nos joueurs ont suivi le plan de match et je n’ai rien à leur reprocher sur le plan de l’effort. Sauf que nous ne provoquons rien à cinq contre cinq. Leur gardien a bien fait, mais on l’a aidé à bien paraître. Les gardiens adverses sont régulièrement dans les étoiles du match contre nous, mais on leur facilite la tâche. Il y a trop de dentelle. On manque de cols bleus », a souligné le pilote des Cantos.

Celui-ci continue de chambarder ses trios dans l’espoir de trouver la formule magique. « On essaie de brasser les cartes, mais la solution doit également venir des joueurs qui doivent provoquer des étincelles. On fait face à de l’adversité présentement et c’est à nous de trouver les moyens pour nous en sortir. »

Six lancers

Les Cantonniers, qui étaient privés des services de Justin Bergeron et Alex-Antoine Yargeau, tous deux incommodés par des blessures, auraient-ils mérité un meilleur sort, eux qui ont limité les Estacades à six maigres lancers dans les 40 premières minutes? « On se donnait des chances de victoire en empêchant les Estacades de se rendre à notre gardien, mais de notre côté il fallait profiter de nos chances et nous avons échoué. Si on ne parvient pas à trouver le fond du filet à cinq contre cinq, nous sommes dans le trouble. Le refrain commence à être usé, mais c’est la réalité », soutient Potvin.

Les Cantonniers auront très peu de temps pour se remettre sur les rails. Dès vendredi ils recevront les Élites de Jonquière. Ceux-ci s’arrêteront à Magog pour un programme double, car dès samedi après-midi les deux équipes croiseront à nouveau le fer.