Un encan pour écouler les biens de l’église de Waterville a attiré plus de 200 personnes dimanche. Ils ont pu partir avec des crucifix, des statues et une variété d’objets usuels.

Les biens de l’église vendus à l’encan à Waterville

Des centaines de personnes ont pu ramener chez eux des petites parties de l’église de Waterville. Un encan a été organisé, dimanche, pour tenter de vider l’église de ses objets qui risquent d’être abîmés par le froid en hiver. Fermée depuis deux ans, elle se rapproche ainsi de sa nouvelle vocation, qui reste toutefois à déterminer.

Bancs, statues, chandeliers, objets de culte, vaisselle et bien d’autres objets étaient à vendre au plus offrant, par l’équipe des Enchères A/B. 

« On vend tout ce qui est à l’intérieur de l’église, la partie visible ainsi que tout ce qui a été accumulé dans les garde-robes et dans les armoires. On vend même des confessionnaux », s’exclame Rémi Petit, coordonnateur de l’Équipe d’animation communautaire de Waterville. 

Fermée depuis maintenant deux ans, l’église centenaire n’accueille plus les fidèles pour la traditionnelle messe du dimanche. Comme les coûts de chauffage sont élevés, elle est laissée à elle-même tout l’hiver, ce qui menace d’avoir des conséquences néfastes sur certains de ses artéfacts. 

« On ne cherche pas à atteindre un montant d’argent précis, on veut seulement tenter de préserver les objets pendant qu’ils ne sont pas endommagés, poursuit M. Petit. L’argent amassé va aller au fonctionnement du secteur pour les services pastoraux et liturgiques. »

Avenir incertain

Cet encan représente la première étape du plan de changement de fonction de l’église. Bien qu’aucune entente n’ait été prise pour le moment, les propriétaires hésitent entre la vendre à la Municipalité ou à un promoteur pour lui donner une deuxième vie.

« On veut que le bâtiment libre de ses objets puisse être potentiellement offert à des gens pour des projets, que ce soit à la Municipalité ou à d’autres organismes pour y faire un projet communautaire ou privé », précise-t-il. 

La mairesse Nathalie Dupuis a d’ailleurs fait part de son désir d’acquérir l’église au coût d’un dollar pour y déménager certains services municipaux qui sont à l’étroit dans leurs locaux actuels.

« On sait que la paroisse souhaite trouver un projet à vocation communautaire, affirme la mairesse, dont les cinq enfants ont été baptisés à cette église. On est en réflexion, on sait qu’on a des organismes qui manquent d’espace pour se développer. »

« La bibliothèque manque d’espace pour accueillir des auteurs et des expositions. Le centre communautaire doit quant à lui louer une salle pour faire leur danse traditionnelle. La Société d’histoire n’a pas de lieu de rencontre non plus. Il y a du potentiel ici pour faire un beau projet multifonctionnel directement dans le centre de la ville », conclut-elle, promettant de suivre la situation de près.