En 40 jours, la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie a effectué environ 500 transports ambulanciers d’usagers infectés par la COVID-19 ou soupçonnés de l’être.
En 40 jours, la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie a effectué environ 500 transports ambulanciers d’usagers infectés par la COVID-19 ou soupçonnés de l’être.

Les ambulanciers ne chôment pas, malgré une baisse d’appels

Même si on observe une baisse du volume d’appels, les ambulanciers paramédicaux de la région n’ont pas chômé depuis le début de la crise du coronavirus en Estrie.

Après 40 jours d’une «mobilisation sans précédent», la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie (CTAE) a effectué environ 500 transports ambulanciers d’usagers infectés par la COVID-19 ou soupçonnés de l’être.

Habituellement, affirme le directeur des opérations chez Ambulance de l’Estrie, Jean-François Pellerin, on reçoit une centaine d’appels par jour. Depuis le début de la crise, le nombre a diminué à une soixantaine. «C’est complexe comme travail. On veut éviter la contamination croisée. Il faut se désinfecter et désinfecter le matériel», dit-il.

« Ce n’est pas de la routine. Il y a toujours un stress mental à supporter et une charge de travail importante. »

Des questions sont posées afin de déterminer si le patient peut être porteur, ajoute M. Pellerin.

« Nous remarquons que les gens attendent plus longtemps avant de nous appeler. Les cas sont plus lourds », renchérit-il. 

La CTAE dresse un bilan satisfaisant du déploiement sécuritaire de ses ressources et de ses techniciens ambulanciers paramédicaux, puisqu’aucun cas de transmission au sein du personnel n’a été signalé. 

« Une telle performance n’est pas le fruit du hasard, mais bien la conjonction d’une série de mesures, à la fois sur les méthodes de travail, à la fois sur le type d’équipements de protection individuelle, à la fois sur le respect des consignes de sécurité de nos paramédics », se réjouit Jean-François Pellerin. 

Les ambulanciers paramédicaux ont été invités à utiliser des équipements de protection individuelle comme des lunettes, des visières, des masques et des blouses.

Très rapidement, compte tenu de l’incertitude sur les symptômes, les ambulanciers paramédicaux ont été invités à utiliser l’ensemble des équipements de protection individuelle à leur disposition pour chacun des transports ambulanciers demandés, qu’ils soient reliés ou non à la COVID-19. Ceux-ci ont été équipés de lunettes ou de visières, de masques et de blouses, précise-t-on dans un communiqué de presse.

À l’intérieur de des véhicules d’urgence ou lors de leur passage à la caserne, les ambulanciers doivent porter en tout temps le masque chirurgical. Les véhicules sont désinfectés à chaque transport, les mesures d’hygiène dans les casernes et dans les bureaux administratifs ont été triplées, ajoute-t-on.

« Dès le début, nos efforts ont porté sur la formation et l’encadrement clinique de nos paramédics », souligne le directeur des ressources humaines, Éric Bonneau. 

« La communication a toujours été au centre de nos préoccupations, compte tenu de l’évolution rapide de la situation et des protocoles ou directives qui en découlent. Nous tenons aussi à souligner la collaboration de notre partenaire syndical. »  

Pour sa part, le directeur général Mario Morand constate que son équipe a répondu aux attentes «de la communauté et des partenaires, notamment le CIUSSS de l’Estrie-CHUS».

L’équipe de la CTAE compte 185 employés, dont 165 ambulanciers paramédicaux actifs sur tout le territoire estrien.  

Jean-François Pellerin directeur aux opérations chez Ambulances de l’Estrie.