L’édition actuelle des Cantonniers de Magog a une occasion unique de ramener le Québec dans le cercle des gagnants à la Coupe Telus, tournoi de fin d’année des six meilleures formations midget AAA au Canada.

L’électrochoc dont le Québec a besoin ?

C’est aberrant de constater qu’à peine trois porte-couleurs des Cantonniers de Magog étaient nés la dernière année que le Québec a gagné la Coupe Air Canada (maintenant la Coupe Telus) en 2001. Les Gouverneurs de Sainte-Foy (aujourd’hui le Blizzard du Séminaire St-François) avaient redonné la médaille d’or au Québec. Un titre canadien obtenu quelques semaines à peine après la naissance des futurs Cantonniers Zachary Cadorette, Jérémy Rainville et Mathieu Bergeron. Amusant tout ça!

Ce qui signifie, est-il nécessaire de le préciser, qu’en 2000, aucun membre de l’édition actuelle des Cantonniers n’était de ce monde lorsque la formation magogoise avait raflé les honneurs du championnat national midget AAA.

Pour ne pas trop ébranler les joueurs qui viennent de ramener la coupe Jimmy-Ferrari à Magog, la bonne nouvelle, c’est que le Québec a raté le podium une seule fois entre les années 2002 et 2017. À sept reprises les représentants du Québec ont plié l’échine en finale. La dernière fois, c’est il y a un an quand le Blizzard du Séminaire St-François avait perdu en finale contre les représentants de l’Atlantique, les Islanders de Cap Breton ouest.

Chez les Cantonniers, on ne veut rien savoir d’une médaille d’argent ou de bronze alors que le tournoi n’est pas encore amorcé.

Électrochoc

Le hockey midget AAA québécois a donc besoin d’un électrochoc pour redorer le blason du circuit Baillargé sur la scène nationale. Cet électrochoc passe inévitablement par un championnat canadien, une opportunité qui se présente aux Cantonniers cette année. Les adolescents de Félix Potvin ont donc la chance de réécrire l’histoire, un peu comme les défunts Prédateurs de Granby de Michel Therrien l’avaient fait en 1996 en procurant à la LHJMQ une première Coupe Memorial en 25 ans. Depuis, la LHJMQ n’a rien à envier aux ligues de l’Ouest et de l’Ontario.

J’ignore si les porte-couleurs des Cantonniers le réalisent, mais ils sont à quelques victoires de passer pour une équipe dont on parlera encore dans plusieurs années. Excusez l’expression, mais cette bande de ti-culs n’a rien à son épreuve. On verra bien s’ils sont capables de pousser l’audace jusqu’à ravir les grands honneurs du pays tout entier dans le cadre de la Coupe Telus.

Et quand cette chance passe, aussi bien la saisir. Il est clair comme l’eau de roche que certains éléments de 15 ans de cette équipe reviendront à Magog la saison prochaine. Ils ne gradueront pas tous dans la LHJMQ à 16 ans. Toutefois, depuis l’année 2000, il est arrivé à seulement deux reprises que la même équipe de la Ligue midget AAA du Québec défende le drapeau fleurdelisé à la Coupe Telus deux ans de suite. Il s’agit du Blizzard du Séminaire St-François en 2007 et 2008 et plus récemment les Grenadiers de Châteauguay en 2014 et 2015.

Porte-bonheur

Est-ce qu’être un Cantonnier se veut un porte-bonheur sur la scène nationale du hockey? Si je pose la question, c’est qu’en 2006, Martin Bernard pilotait la formation québécoise qui avait procuré l’or au Québec après une disette de 12 ans. Bernard dirigeait les Cantonniers à l’époque.

En 1996, lorsque les Prédateurs de Granby ont gagné la Coupe Memorial, une première pour le Québec en 25 ans, un certain Daniel Bissonnette était l’adjoint de Michel Therrien. Bissonnette était à la barre des Cantonniers quelques années plus tôt.

Pure coïncidence ou si être un Cantonnier dans ces compétitions nationales est synonyme de porte-bonheur? Votre réponse vaut la mienne.

En terminant, vous ne me lirez pas durant la semaine de la Coupe Telus. Il était prévu depuis belle lurette que je serais absent à la fin avril. C’est mon jeune confrère Tommy Brochu qui sera sur place à Sudbury et qui tiendra informé les lecteurs de La Tribune. Pour rester dans le jargon du monde sportif, il est prêt et motivé le jeune homme.