Le site minier de Jeffrey, une fois son plan de réaménagement et de restauration terminé, en 2022, pourrait devenir un important prolongement du parc industriel d’Asbestos en plus d’offrir une précieuse source d’eau potable à la région.

Le site minier prêt à recevoir de nouvelles industries dès 2022

Selon Bernard Coulombe, le site minier de Jeffrey, une fois son plan de réaménagement et de restauration terminé, en 2022, pourrait devenir un important prolongement du parc industriel d’Asbestos en plus d’offrir une précieuse source d’eau potable à la région.

« Toutes les installations sont là, explique le PDG. Il y a une ligne de gaz naturel, une ligne électrique pour du grand courant, des égouts, de l’eau potable et toutes sortes de systèmes de protection contre les incendies qui rendent notre site très intéressant pour en faire une extension du parc industriel. »

Mine Jeffrey a investi 7,5 M$ dans le plan de réaménagement et de restauration depuis 2013. L’entreprise étant « complètement épuisée financièrement », M. Coulombe a dû se montrer créatif pour terminer le travail en prenant des ententes basées sur l’économie circulaire. Il a notamment vendu des haldes de stériles miniers à la firme Biogénie EnGlobe afin que celles-ci soient végétalisées.

« Toutes les haldes ont été vendues et certifiées, sauf la grande halde, qui contient les résidus amiantés que valorisera Alliance Magnésium », indique M. Coulombe.

Le travail restant consiste plutôt à décontaminer le sol du site des moulins, qui présente toujours des traces d’hydrocarbures. « Sur le site même où on avait des usines, il y avait des garages et toutes sortes de véhicules et d’équipements. Ils ont échappé de l’huile un peu partout, alors il faut creuser dans le sol et le traiter. C’est un processus qui est très long et très dispendieux. »  Pour accomplir la tâche, M. Coulombe a fait appel à l’entreprise d’Asbestos Beausite Métal, qui devient propriétaire du terrain en échange. 

Une fois le sol entièrement décontaminé et la certification du ministère de l’Environnement obtenue pour tout le site, de nouveaux joueurs industriels pourront s’installer sur les lieux.  

« On a démoli les deux gros moulins qui ne servaient à rien. Le reste des bâtiments restent là, et on les réhabilite pour que des entreprises les occupent », note celui qui paie également le travail de Beausite Métal avec le fer extrait des moulins. 

Source d’eau 

Le puits minier, qui représente un couloir bétonné de 2200 pieds de profond et 18 pieds de diamètre, pourrait devenir une source d’eau « très importante pour le futur d’Asbestos », maintient M. Coulombe. 

« Toute la nappe d’eau de la région passe dans ce puits-là. L’eau est très propre et elle est potable; on l’a testée plusieurs fois. On pourrait y avoir recours dans 10, 15, 20 ans, si les trois lacs s’assèchent ou se polluent, par exemple. De plus, ce puits-là n’est pas creusé dans le gisement d’amiante. Il est creusé dans une formation volcanique un peu plus loin. » 

La fosse minière, qui fera l’objet d’études économiques par la Ville, pourrait également jouer le même rôle.