Denis Gélinas

Le site d'enfouissement de Valoris pourra être agrandi

La Ville de Sherbrooke donne son aval pour un emprunt de 901 160,21 $ de Valoris, qui doit effectuer des études avant d'agrandir le site d'enfouissement de Bury. Si la situation de Valoris continue d'inquiéter les élus, cette décision était incontournable et mènera à la construction d'une nouvelle cellule d'enfouissement évaluée à 2 M$.
Selon Denis Gélinas, directeur du Bureau des projets majeurs à la Ville de Sherbrooke, le site de Bury peut permettre l'enfouissement pour encore deux ans ou deux ans et demi, en tenant compte de l'arrêt des lignes de tri résidentiel et ICI chez Valoris. Le chantier de construction est pourtant prévu au printemps 2021.
« Nous n'avons pas le choix. L'activité principale de Valoris est l'enfouissement. L'insertion du centre de tri a été réfléchie pour intercepter les matières et diminuer les quantités enfouies. Nous avons identifié des contraintes que nous devrons améliorer, si bien que nous devançons de deux ans nos démarches. Nous voulons éviter d'avoir à transporter des matières résiduelles en dehors du site et devoir payer le transport. Nous accélérerons la démarche auprès des instances décisionnelles pour que les conclusions viennent le plus rapidement possible », explique-t-il.
Denis Gélinas estime qu'il faut généralement 36 mois pour compléter l'ensemble du processus, alors que les études qu'on s'apprête à lancer dureront un an.
Il n'est pas impossible que de l'opposition soit soulevée, généralement des voisins du site qui pourraient être incommodés par des odeurs ou par la circulation des camions, convient M. Gélinas. « Nous entendrons les préoccupations de la MRC et nous nous ajusterons. »
11 ans au lieu de 13
« Est-ce que l'agrandissement se fait en fonction du fait que Valoris redevienne fonctionnel », a interrogé Christine Ouellet.
« Ce qu'on cherche, c'est aller cherche une quantité de matière qu'on peut enfouir. Même si on ne l'enfouit pas aussi vite que prévu, le site durera plus longtemps. Le site était prévu pour 13 ans. Il aura duré 11 ans. C'est quand même bon, surtout que nous avons accusé des retards dans la construction du centre de tri », répond M. Gélinas.
On visera maintenant une durée de vie située entre 12 et 15 ans pour la nouvelle cellule.
« Nous venons d'aller en appel d'offres et une cellule d'enfouissement coûte environ 1,8 M$, donc nous nous attendons à des prix semblables. Dans trois ans, ce sera peut-être dans l'ordre de 2 M$. »
Les élus en ont profité pour revenir sur la situation générale de Valoris.
Fermeture de lignes
« Ce qu'on apprend au fur et à mesure dans ce dossier m'inquiète. La fermeture de lignes de tri est un effet collatéral de ce qui s'est passé auparavant. J'aimerais savoir s'il y aura d'autres surprises comme celles-là », interroge Bruno Vachon.
« L'agrandissement du site d'enfouissement avait été évoqué quand M. [Jean-François] Sornin (NDLR : directeur-général de Valoris) est venu il y a quelques semaines. Nous avons appris la fermeture des lignes de tri par la suite. Ce n'est pas quelque chose qui a été caché. Lors de la dernière séance du conseil d'administration, j'ai proposé qu'on revoie la gouvernance de Valoris, qu'on ajoute des experts en gestion des matières résiduelles », précise Annie Godbout.
« Il faudrait peut-être être prudent et laisser la chance à ceux impliqués dans le dossier de travailler. J'ai hautement confiance en nos hauts fonctionnaires et aux élus qui siègent à Valoris » a prévenu Jean-François Rouleau.