Le sapin de Noël naturel serait meilleur pour l’environnement que sa contrepartie artificielle et sa cueillette est une expérience mémorable à vivre en famille, explique le producteur local Jimmy Downey.
Le sapin de Noël naturel serait meilleur pour l’environnement que sa contrepartie artificielle et sa cueillette est une expérience mémorable à vivre en famille, explique le producteur local Jimmy Downey.

Le sapin naturel plus vert que l'artificiel

Maxence Dauphinais-Pelletier
Maxence Dauphinais-Pelletier
La Tribune
COOKSHIRE-EATON – L’heure de décorer en vue des fêtes est à nos portes. Lorsqu’on désire entretenir une tradition et faire un choix écologique du même coup, le sapin de Noël naturel est le choix à faire, insiste le producteur du Haut-Saint-François Jimmy Downey, des Plantations Downey Roberge.

Reconnue pour ses vastes forêts qui s’étalent à perte de vue, la région est un gros joueur de la production de sapins de Noël naturels à l’échelle mondiale. Heureusement pour les producteurs d’ici, le sapin naturel a la cote par les temps qui courent.

« Pour la première fois depuis leur existence, les sapins synthétiques ont perdu des parts de marché cette année, déclare d’emblée Jimmy Downey. On est content de constater cela et de voir nos ventes se maintenir et augmenter, ça augure très bien pour les prochaines années. »

Une nouvelle taxe de 15 cents récemment imposée sur les sapins canadiens exportés aux États-Unis au profit d’un programme de promotion des arbres naturels produits en Amérique du Nord bénéficie aux producteurs.

« On a observé une augmentation d’environ 30 % de nos exportations aux États-Unis l’année passée pour la troisième année consécutive grâce à cette campagne de promotion du sapin naturel. On est passé de 800 000 sapins à 1,6 million de sapins exportés aux États-Unis au cours de cette période », révèle-t-il.

Le choix vert

Les consommateurs ont parfois la fausse croyance que les sapins artificiels représentent une option plus écologique que l’arbre naturel. M. Downey dément cette affirmation.

« Une étude sur l’empreinte environnementale reliée à la production des différents types de sapins de Noël au Québec menée par la Fondation David Suzuki a révélé que les arbres naturels sont plus écologiques. La grande majorité des sapins sont recyclés après leur utilisation par les municipalités pour faire des copeaux de bois et du compost. Chaque fois qu’un arbre est coupé, un autre est planté pour le remplacer », assure-t-il.

Bien plus que les avantages environnementaux, le sapin naturel procure une expérience unique par sa forte odeur, la vivacité de ses épines et par son processus d’acquisition, note encore le producteur.

« L’achat de sapins naturels permet d’encourager l’économie locale. Quand on a un arbre naturel dans la maison, il y a une odeur que le sapin artificiel ne peut jamais reproduire. Aussi, ça perpétue une tradition et crée des souvenirs. Les gens peuvent venir en famille à la ferme pour choisir leur sapin et le couper pour ensuite aller le décorer à la maison. C’est une activité mémorable, comme aller aux pommes à l’automne. Ce n’est pas la même expérience que d’aller chercher un sapin dans une boite au Wal-Mart », illustre-t-il.

L’apparition de tiques portant la maladie de Lyme dans les forêts de la région cet été n’est pas un facteur déterminant dans la production des sapins de Noël, le froid les faisant geler. On peut donc aller cueillir son propre sapin de Noël chez des producteurs en toute quiétude, et ce, à partir de la première fin de semaine de décembre.