Pour éviter de revenir aux sacs de plastique à usage unique, le Provigo François Gauthier de Windsor s’est tourné vers les bons vieux sacs de papier brun. Sur la photo, Nancy Laurencelle emballe les achats d’un client.
Pour éviter de revenir aux sacs de plastique à usage unique, le Provigo François Gauthier de Windsor s’est tourné vers les bons vieux sacs de papier brun. Sur la photo, Nancy Laurencelle emballe les achats d’un client.

Le retour des sacs bruns à l’épicerie

Les sacs d’épicerie en papier brun font un retour en force dans certains supermarchés qui les préfèrent aux sacs réutilisables pour le temps de la pandémie.

Au marché Provigo de Windsor, le propriétaire François Gauthier respecte ainsi une directive de sa bannière de refuser les sacs réutilisables de sa clientèle sans toutefois rouvrir la porte aux sacs de plastique à usage unique qui sont bannis sur le territoire de la MRC du Val-Saint-François depuis le début de 2020.

« On ne voulait pas retourner avec les sacs de plastique, ç’aurait été comme faire un bond en arrière », explique-t-il en entrevue avec La Tribune.

Sur le territoire de la ville de Sherbrooke, rappelons-le, les élus ont convenu, lundi soir, de reporter l’interdiction de distribuer des sacs d’emplettes à usage unique dans les commerces, qui devait entrer en vigueur le 22 avril.

La Ville a jugé que les commerçants devaient plutôt concentrer leurs énergies sur la gestion des impacts de la pandémie. La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, a néanmoins invité les citoyens à être prudents avec leurs sacs réutilisables dans les commerces qui en permettent encore l’utilisation, en les lavant souvent et en emballant eux-mêmes leurs emplettes.

Au marché Provigo de Windsor, François Gauthier observe que sa clientèle a bien réagi à cette nouvelle contrainte, qui s’ajoute à toutes les autres mesures d’hygiène mises en place pour éviter la propagation du coronavirus.

« Puisque les sacs réutilisables proviennent des résidences privées et qu’on ne peut pas contrôler ce qui se passe ailleurs, on trouvait que c’était logique [de les interdire] pour s’assurer que personne ne soit contaminé à cause de ça. »

Outre les sens uniques dans les allées, les panneaux de plastique pour isoler les employés des caisses et le contrôle du nombre de clients présents en même temps dans l’épicerie, un évier a été installé dans l’entrée du Provigo de Windsor pour le lavage des mains.

« Il y a un préposé présent durant les 12 heures qu’on est ouvert chaque jour pour désinfecter les paniers et s’assurer que les gens se lavent les mains et respectent les normes », précise M. Gauthier.

45 à 55 livraisons par jour

En matière de livraison, le service fonctionne à plein régime. « Avant on avait peut-être cinq commandes par semaine [à livrer] et là on peut monter à 35 commandes par jour juste pour le service en ligne, plus de 10 à 20 commandes par téléphone. Présentement je ne suis pas capable d’en prendre plus par jour parce que je n’ai pas les effectifs », relate M. Gauthier qui a pourtant recruté en mars pour porter son équipe à 70 employés.

Du côté du marché IGA marché Forgues du secteur de Brompton, les sacs de papier brun sont aussi revenus à la mode au cours des derniers jours. Là-bas on avait pris les devants sur le nouveau règlement de la Ville de Sherbrooke en délaissant les sacs de plastique à usage unique depuis le 19 mars. Et depuis une semaine à demi, on demande à la clientèle de laisser ses sacs réutilisables dans la voiture.

Dans les quelques marchés d’alimentation qui permettent encore à leurs clients d’utiliser leurs propres sacs, on leur demande d’emballer eux-mêmes leurs achats, selon les observations de La Tribune.