M. Gaudreau a pris le temps de discuter avec quelques médias de la région vendredi après avoir rencontré des personnes concernées par le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont.

Le PQ réagit au dossier Coventry : « Il faut faire preuve d’unité »

Le Parti québécois s’intéresse lui aussi au dossier Coventry. Lors d’un court séjour dans la région de Magog, le porte-parole en matière d’environnement et de changements climatiques du PQ, Sylvain Gaudreau, a invité le gouvernement de François Legault à déployer plus d’efforts afin de s’assurer que les populations de Sherbrooke et Magog puissent continuer à consommer une eau de qualité.

M. Gaudreau a pris le temps de discuter avec quelques médias de la région vendredi après avoir rencontré le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, ainsi que la coordonnatrice de projets Alexandra Roy. Les discussions entre les trois ont porté sur le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont, et sur le traitement des eaux souillées produit par l’endroit.

« Pour nous au PQ, c’est important de donner notre appui à la population dans ce dossier-là. Quand il y a un dossier qui implique un autre pays, comme dans ce cas-là, il faut qu’on fasse preuve d’unité », a affirmé le député péquiste, conscient que plus de 150 000 personnes consomment l’eau du lac Memphrémagog.

Aux yeux de Sylvain Gaudreau, il est crucial que les autorités concernées, au Vermont, appuient leurs décisions futures sur la science dans le dossier Coventry. « Le principe de précaution fait partie de la loi au Québec et c’est l’approche à préconiser. Mais c’est aussi essentiel de se baser sur les connaissances scientifiques pour décider ce qu’il adviendra du projet d’agrandissement du site d’enfouissement », dit-il.

« Données du jour »

Ainsi, M. Gaudreau propose au gouvernement du Québec de réclamer des « données à jour » relativement au traitement, à Newport, du lixiviat provenant de Coventry. Rappelons à ce sujet que l’usine d’épuration de Newport est située tout près du lac Memphrémagog et que le liquide rejeté par celle-ci aboutit dans le plan d’eau.

Le responsable des dossiers touchant l’Estrie, au PQ, se montre également en faveur du traitement du lixiviat sur les terrains du site d’enfouissement de Coventry plutôt que par des usines d’épuration situées dans des villes environnantes. « Il y a de nouvelles technologies qui permettraient ça. Ce serait bien que le gouvernement demande au Vermont de se pencher sur cette possibilité sérieusement. »

Par ailleurs, Sylvain Gaudreau émet le souhait que la MRC de Memphrémagog reçoive un coup de pouce financier de la part du provincial. « Ce n’est pas à la MRC toute seule d’assumer les coûts du dossier, qui finissent par être importants. »

Notons en terminant que M. Gaudreau a aussi rencontré des militants de son parti dans le secteur de Magog jeudi. Il a par surcroît discuté avec des représentants de l’Association pour la protection et l’aménagement du ruisseau Castle, qui est aux prises avec des problèmes de sédimentation majeurs.