Philippe Laflamme, président de l’association de comté dans Sherbrooke du Parti populaire du Canada, est à la recherche d’un candidat en vue du scrutin de l’automne.

Le parti de Maxime Bernier s’organise dans la région

SHERBROOKE — À moins d’un an des élections fédérales, le Parti populaire du Canada (PPC) que vient de fonder Maxime Bernier met les bouchées doubles pour s’organiser en Estrie.

Dans la circonscription de Sherbrooke, un président de l’association de comté est en poste et il est à la recherche d’un candidat en vue du scrutin de l’automne prochain.

« J’ai toujours suivi M. Bernier dans sa carrière politique, lance Philippe Laflamme. Quand j’ai su qu’il formait son propre parti, j’ai voulu m’investir. »

« J’aime ses idées, celles de faire confiance aux gens et d’arrêter de tout faire à coup de milliards $. Maxime Bernier est un libertarien sans être un anarchiste. »

Le PPC a dit récemment avoir atteint son objectif de fonder des associations dans les 338 circonscriptions fédérales. Le parti de droite considère donc qu’il représentera une force à ne pas négliger à l’occasion des prochaines élections en octobre. Juste avant les Fêtes, la nouvelle formation politique revendiquait 33 800 membres à travers le pays.

M. Laflamme dit que l’association du PPC dans Sherbrooke compte 76 membres. Il assure ne pas vouloir devenir le candidat. « Nous n’avons pas encore de candidat, dit-il à La Tribune. Nous cherchons activement. Nous voulons une candidature forte dans Sherbrooke. Une personnalité connue dans la communauté et impliquée dans divers domaines. »

« Je suis prêt à organiser une assemblée d’investiture dès que nous le pourrons. La prochaine élection viendra vite. On dit que six mois en politique c’est une éternité, mais c’est court aussi. »

Des espoirs dans Sherbrooke

Rappelons que Maxime Bernier a été membre du groupe parlementaire du Parti conservateur pendant plus de dix ans. Il a annoncé, en août, son départ afin de fonder sa propre formation. Au terme de la course à la direction, en mai 2017, il avait été battu de justesse par l’actuel chef du Parti conservateur Andrew Scheer.

Le site Internet du PPC dit que ce programme sera inspiré par « les politiques proposées par Maxime Bernier durant la course à la chefferie du Parti conservateur en 2016-2017 ». Au cours des derniers mois, Maxime Bernier a retenu l’attention en affichant son opposition au système de la gestion de l’offre dans le secteur laitier.

Philippe Laflamme croit aux chances du PPC de faire élire son candidat dans Sherbrooke l’automne prochain. Sherbrooke a souvent voté à contre-courant et a dans un historique politique un passé conservateur, dit-il.

« Sherbrooke a fait élire Jean Charest, l’un des deux députés conservateurs encore en poste lors d’une élection tenue dans les années 90 », explique-t-il.

« Au fédéral, Pierre-Luc Dusseault, du NPD a été réélu alors qu’il y a eu une vague libérale. Au provincial, les gens ont voté pour Québec solidaire, alors qu’il y a eu une vague de la CAQ au Québec. »

Du côté de Compton-Stanstead, l’organisation en est à ses débuts. « Nous avons tenu une première assemblée de l’exécutif avant Noël », confirme son président Paul Reed.

« Nous en sommes au commencement, mais c’est prometteur. C’est la première fois que je m’implique comme ça en politique. J’ai suivi M. Bernier et je suis intéressé par ses politiques. Je suis en faveur de la réduction de la taille de l’État. Je m’inquiète pour la dette du pays. Les autres partis vont dans l’autre sens. »