Le nouveau DG de la Ville de Magog ne se sent pas dépaysé

Puisque Sutton et Magog ont plusieurs points en commun, le nouveau directeur général de la Ville de Magog, Jean-François D'Amour, ne se sent pas trop dépaysé depuis qu'il a commencé à assumer ses nouvelles fonctions.
«Comme à Magog, le tourisme et la villégiature sont importants à Sutton. En plus, dans les deux municipalités, on retrouve une zone rurale avec des terres agricoles présentant des ressemblances. J'avoue que Magog m'a attiré en partie parce qu'elle ressemblait à la ville pour laquelle je travaillais», explique M. D'Amour.
Si des ressemblances existent, le nouveau directeur général de la Ville de Magog sait pertinemment que les deux municipalités ne sont pas identiques.
Sept fois plus populeuse
Magog est environ sept fois plus populeuse que Sutton. Son secteur commercial est également beaucoup plus développé. Qui plus est, contrairement à Sutton, elle compte de nombreuses entreprises industrielles.
Conscient que Magog est en développement à bien des égards par les temps qui courent, Jean-François D'Amour se montre excité à l'idée de contribuer à la croissance observée en sol magogois.
«Je trouve que les municipalités ont un rôle important à jouer au plan du développement, affirme M. D'Amour. Mais c'est certain que je privilégie un développement qui respecte l'ADN de chaque ville.»
Aux yeux du nouveau directeur général de la Ville, les municipalités ne doivent pas s'abstenir de procéder à des investissements majeurs pour stimuler tant l'activité commerciale, industrielle que touristique.
«À cause de la nouvelle réalité, les municipalités ont avantage à voir plus grand que par le passé au plan du développement. On est en mesure de contribuer à la création d'emplois en stimulant les secteurs industriel et commercial. Il faut comprendre que la hausse de la richesse foncière, dans une ville donnée, permet de réduire le coût des services et ce sont les citoyens qui en profitent à la fin.»
Compte tenu que la Ville de Magog et celle de Sutton ne sont pas du tout de taille similaire, Jean-François D'Amour pourrait avoir quelques appréhensions en songeant à ses nouvelles fonctions. Mais le principal intéressé se montre confiant.
«J'ai accepté un nouvel emploi, c'est vrai. Par contre, je continue à diriger une municipalité. Et puis je travaille toujours pour les citoyens comme je le faisais auparavant. Voilà pourquoi je ne me sens pas nerveux en ce moment», assure-t-il.
Notaire de formation, M. D'Amour a d'autre part l'intention de demeurer bien informé en tout temps.
«L'information, c'est le nerf de la guerre. Mais, dans mon cas, il est surtout important que je sois au courant de ce qui ne va pas sur le terrain. Ça me permet de réagir plus vite», confie-t-il.