En 2017, l’indice synthétique de fécondité au Québec a été mesuré à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016, indique l’Institut de la statistique du Québec.

Le nombre de naissances recule encore

Le nombre de naissances continue de reculer en Estrie. En 2017, 3026 bébés ont vu le jour. C’est 268 naissances de moins qu’il y a cinq ans.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) vient de publier son bulletin Coup d’œil sociodémographique sur le nombre de naissances dans la province.

En 2016, 2015, 2014 et 2013, l’Estrie avait vu naître respectivement 3148, 3154, 3250 et 3240 enfants.

En 2010, on avait enregistré 3386 naissances dans la région. C’était une importante remontée avec le creux de vague de 2007, quand 3186 bébés étaient venus au monde.

Au Québec en 2017, on a aussi observé un recul du nombre de naissances et de l’indice de fécondité.

En 2017, 83 900 bébés sont nés au Québec, quelque 2500 de moins qu’en 2016, soit une baisse de près de 3 pour cent selon des données publiées mercredi par l’ISQ. Le nombre de naissances a diminué chaque année dans la province depuis le sommet récent de 2012, qui avait été de 88 900 naissances.

En 2017, l’indice synthétique de fécondité au Québec a été mesuré à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016. L’indice s’était maintenu au-dessus de 1,6 enfant par femme de 2006 à 2015, dépassant même 1,7 en 2008 et en 2009.

En Estrie, l’indice de fécondité est au même niveau que celui de la province, mais il poursuit son déclin. Il était en 2016 à 1,61 enfant par femme. Il se situait à 1,63, 1,67, 1,67 et 1,71 au cours des années 2015, 2014, 2013 et 2012. Il avait atteint 1,78 bébé par femme en 2010, le sommet des dix dernières années, rapporte l’ISQ.

Les années 2000

Malgré la baisse observée au Québec, la fécondité actuelle demeure supérieure aux niveaux enregistrés au début des années 2000, quand l’indice était inférieur à 1,5 enfant par femme.

Les données de l’ISQ démontrent que la diminution de l’indice au cours des dernières années est surtout liée à la baisse des taux de fécondité chez les femmes de moins de 30 ans. De plus, il y a eu un léger repli des taux de fécondité au-delà de cet âge, ce qui marque un changement, car jusqu’à récemment, on avait observé une tendance à l’augmentation dans cette catégorie d’âge.

En 2017, la part des nouveau-nés au Québec ayant au moins un parent né à l’étranger était de 32 pour cent, comparativement à 19 pour cent il y a 20 ans.

La fécondité la plus faible l’an dernier au Québec, de 1,4 enfant par femme, a été relevée à Montréal alors que la plus élevée était dans la région Nord-du-Québec, de 2,6 enfants par femme.

- Avec La Presse Canadienne