Les portes du Musi-Café de Lac-Mégantic auront été fermées pendant tout près de cinq mois, à cause de la pandémie de COVID-19.
Les portes du Musi-Café de Lac-Mégantic auront été fermées pendant tout près de cinq mois, à cause de la pandémie de COVID-19.

Le Musi-Café rouvre ses portes le 4 août

SHERBROOKE — Après plusieurs semaines à soupeser les risques, le Musi-Café de Lac-Mégantic annonce finalement sa réouverture le mardi 4 août prochain. Le resto-bar de la rue Papineau et sa terrasse seront ouverts du mardi au dimanche à compter de 11 h.

« On a attendu de voir comment ça se passerait. Le gouvernement a l’air assez stable dans ses directives et ne menace pas de tout refermer. Les vacances se terminent alors il ne devrait pas y avoir de problèmes. On va essayer », commente le propriétaire Yannick Gagné.

« Même quand on est fermé, il y a un coût à payer, continue-t-il. Rouvert, je ne pense pas faire de profits, mais ça va peut-être me coûter moins cher que d’être fermé. C’est le but. »

Yannick Gagné a profité de ces mois de fermeture forcés par la pandémie pour refaire la décoration du mythique resto-bar de la rue Frontenac, détruit dans la tragédie ferroviaire du 6 juillet 2013 et reconstruit sur la rue Papineau en 2014.

Il a dû embaucher de nouveaux employés en vue de sa réouverture et avoue que le recrutement n’a pas été facile. 

Il ne pense pas organiser de spectacles à court terme, puisque les directives de la Santé publique rendraient l’expérience peu intéressante, à son avis, avec la moitié de la capacité, l’obligation de fermer à minuit et des clients sagement assis à leur table, entre autres.

« Toute la crise a coûté cher à bien des commerces, constate Yannick Gagné. Plusieurs vont devoir fermer si ce n’est pas déjà fait. On est prêts à travailler, mais ça se peut qu’on ait besoin d’argent pour nous soutenir dans les prochaines années, le temps qu’on se refasse une santé financière. Moi je recommence à zéro encore une fois. C’est ça ou c’est la mort de mon commerce. »

En entrevue avec La Tribune quelques jours après que le gouvernement ait autorisé les restaurants à rouvrir leurs portes, le 15 juin dernier, Yannick Gagné disait déplorer que ni Québec ni Ottawa n’aient prévu quoi que ce soit pour soutenir l’industrie de la restauration et des spectacles.

Un mois et demi plus tard, il tient encore le même discours. « J’aurais aimé que Trudeau ou Legault prévoie quelque chose pour notre domaine. Ne serait-ce que le salaire d’un employé pour surveiller les gens, désinfecter les tables et tenir le registre des noms. J’aurais aimé ça, mais on dirait que c’est nous autres qui allons devoir nous arranger avec les problèmes. »