En 2018, l’Estrie a connu son meilleur bilan migratoire en plus de 15 ans, avec un taux net de migration interrégionale de 0,46 %.

Le meilleur bilan migratoire en 15 ans

En 2018, l’Estrie a accueilli des gens des autres régions québécoises comme jamais. Son bilan migratoire a été le meilleur des 15 dernières années.

De toutes les régions dites de la « zone intermédiaire » du Québec, c’est l’Estrie qui a fait les plus forts gains au cours de la dernière année, avec un taux net de migration interrégionale de 0,46 %.

Son solde s’établit à 1469 personnes ayant mis le cap vers l’Estrie pour s’établir à partir d’une autre région québécoise. Cela constitue son meilleur bilan migratoire depuis 2001-2002, soit la première année pour laquelle les données sont disponibles.

C’est ce que révèle le bulletin Coup d’œil sociodémographique publié mercredi par l’Institut de la statistique du Québec.

En 2016-2017, le solde y était de moins de 500 personnes ayant déménagé vers l’Estrie. La hausse de la dernière année est attribuable à une augmentation des entrants, de même qu’à une diminution des sortants, précise-t-on.

La région est surtout gagnante dans ses échanges avec la Montérégie voisine (gains de 750 personnes) et, dans une moindre mesure, avec Montréal (289 personnes). Les gains face à ces deux régions avaient atteint un sommet en 2017-2018.

Un bilan similaire

En comparaison, le Centre-du-Québec et la Mauricie présentent un bilan migratoire similaire en 2017-2018. Le solde y est d’un peu plus de 850 personnes, des gains qui correspondent à un taux de migration d’environ 0,35 %. 

Dans les deux cas, le solde s’est réduit considérablement par rapport au record de plus de 1100 personnes enregistré en 2016-2017. Il s’agit néanmoins d’un bon résultat pour ces deux régions qui étaient déficitaires au début des années 2000, note l’étude. C’est une baisse des entrants qui explique que le solde se soit réduit au cours de la dernière année.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, entre le 1er juillet 2017 et le 1er juillet 2018, près de 200 000 personnes ont changé de région administrative de résidence au Québec, soit 2,4 % de la population. 

Les régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie continuent de faire des gains importants dans leurs échanges migratoires avec les autres régions du Québec, surtout au détriment de Montréal. La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine affiche pour sa part un solde migratoire interrégional positif pour une deuxième année consécutive, tandis que les autres régions plus éloignées des grands centres, particulièrement la Côte-Nord, connaissent encore des pertes.

En 2017-2018, les échanges migratoires de Montréal avec les autres régions administratives du Québec se sont soldés par une perte nette de près de 24 000 personnes, l’équivalent de - 1,24 % de sa population. Ce déficit est le plus important pour Montréal depuis 2009-2010, un résultat attribuable à une hausse des départs vers les régions adjacentes.