Le jeune pilote de boîte à savon Mikael Courteau pose avec Éric, son père.

Le Festival du papier fait peu de cas de la pluie

Les nombreuses averses de pluie de vendredi et samedi n'ont pas découragé les visiteurs à se rendre au 23e Festival du Papier de Windsor. Bien que tout laissait croire que seules les festivités sous le chapiteau respecteraient fidèlement l'horaire, les activités extérieures ont néanmoins eu lieu comme prévu.
Ce fut le cas des courses de boîtes à savon organisées par le Club optimiste de Windsor samedi matin. Pour Denise Gagné, organisatrice, il n'était pas question d'annuler la compétition.
Le jeune Mikael Courteau a donc pu tester son bolide et a remporté deux courses sur trois. « La voiture se distingue avec son klaxon et ses roues de bicyclette qui la rendent beaucoup plus rapide », explique Éric Courteau, le père de Mikael et bon ami de Guy Ouellette, décédé récemment dans une course automobile à Drummondville.
C'est d'ailleurs Guillaume Ouellette, le fils de Guy, qui a travaillé sur le bolide avec Éric Courteau jusqu'à la dernière minute pour modifier les freins. « J'ai commencé à courser avec Guy Ouellette il y a près de 25 ans. J'ai dû arrêter, mais on est restés amis. Pour mon fils, c'était mononcle Guy », mentionne Éric Courteau en ajoutant qu'un autocollant de Guy Ouellette était fixé derrière la boîte à savon de Mikael.
Celui-ci ne voulait pas courser sans lui.
Après-midi folklorique
Samedi midi, le nouveau dîner-bénéfice au profit du Festival du papier a attiré près de trente personnes. Le comité organisateur a également innové avec un après-midi de musique folklorique animé par le Trio des Cantons. Pendant deux heures sans arrêt, les trois comparses ont enchaîné une série de quarante chansons folkloriques et populaires.
La soirée de samedi s'est déroulée sous un ciel partiellement dégagé. Les traditionnels feux d'artifice ont été sans contredit l'évènement le plus rassembleur de cette 23e édition. Près de la moitié des festivaliers sont ensuite demeurés sur place pour le spectacle du groupe Bodh'aktan.
Bon départ
C'est devant plus de 140 enfants que le Festival du papier a pris son envol vendredi dernier. « L'heure du conte avec Rico a été un véritable succès. Les jeunes ont ensuite dessiné sur les murs du labyrinthe de papier, qui est resté miraculeusement intact malgré la pluie », affirme Sandrine Létourneau, présidente.
Pour ce qui est des spectacles en soirée, les festivaliers ont dû composer avec la grande quantité de boue accumulée sur le chapiteau suite aux importantes averses survenues en fin d'après-midi. « Certains ont simplement profité de la programmation musicale en s'installant l'extérieur du chapiteau », mentionne la présidente.
Sandrine Létourneau est très satisfaite de sa première et dernière expérience comme présidente du Festival du papier. « Le comité est au courant que je ne désire pas occuper ce poste l'an prochain. Je réfléchis plutôt à m'impliquer dans le comité ou simplement comme bénévole », confie celle qui était heureuse des bons commentaires reçus tout au long de ces deux journées de festivités.