Le directeur général de la C.S. des Hauts-Cantons réagit au cri du coeur d'une enseignante

La Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) assure avoir réagi afin de protéger la santé et la sécurité des élèves et du personnel à l'école du Parchemin Côté Couvent à East Angus. Le directeur général de la CSHC, Martial Gaudreau, note que l'organisation s'appuie notamment sur les balises de la Santé publique afin d'encadrer ses façons de faire.

M. Gaudreau a réagi à la suite d'une lettre ouverte signée par une enseignante de l'école du Parchemin Côté Couvent, Manon Alarie, de même qu'un article faisant ressortir ses propos dans La Tribune.

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Mme Alarie a dit souhaiter qu'on cesse de s'attarder à des détails afin de s'occuper des vrais problèmes dans le milieu scolaire. La goutte qui a fait déborder le vase a été la remarque d'un employé qui remettait en question la présence de plantes dans la classe de Mme Alarie. Cette intervention a eu lieu alors que des travaux sont menés en lien avec des questionnements sur la qualité de l'air dans l'école.

M. Gaudreau précise que des travaux ont été entrepris après qu'une toilette eut coulé, entraînant du même coup la relocalisation d'une classe d'élèves.

« Comme commission scolaire, notre rôle, c'est de s'assurer de la santé et de la sécurité de tous les occupants. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on nous a manifesté, quelque part en octobre, un questionnement sur la qualité de l'air. Il y a une ou deux personnes qui étaient incommodées; on s'est dépêché à aller voir sur place », résume M. Gaudreau. En plus de s'occuper de la fuite d'eau, l'équipe a décidé d'investiguer davantage afin de s'assurer qu'il n'y ait pas de trace de moisissure. Des travaux sont menés dans l'établissement et devraient s'étirer jusqu'au retour des Fêtes.

Pour se guider dans ses démarches, la commission scolaire s'est appuyée sur un document de la Santé publique, qui faisait état de la présence de plantes à éviter. L'organisation se montre toutefois ouverte pour des projets ou des expérimentations.

« Toutes les classes ont été visitées pour faire des recommandations. On n'a jamais eu d'approche drastique », assure M. Gaudreau. « Dans notre approche, la qualité de l'air, c'est l'affaire de tout le monde. »

M. Gaudreau dit ne pas vouloir faire le procès de son employée, qu'il qualifie d'excellente enseignante.

« On nous demande d'augmenter nos statistiques, que les enfants réussissent, qu'ils aient 2 % de plus en lecture (...) Souvent, ça vient de l'extérieur. Nos directions d'école sont avec nous sur le terrain à 100 %, elles sont dans le même bain que nous (...) Mais il arrive toujours des directives qui viennent d'on ne sait où par des gens qui ne connaissent pas le milieu, et c'est démobilisant à un moment donné... » a également fait valoir l'enseignante.

À ce sujet, M. Gaudreau note que si des cibles ont été fixées par le ministère de l'Éducation, les moyens viennent des écoles. « Dans les cibles qu'on a à atteindre d'ici 2030, 90 % de nos élèves doivent arriver au secondaire à l'âge de 12 ans... Dans le Haut-Saint-François, on est présentement à 70 % d'élèves. On va travailler avec notre monde. Pour nous, les experts de ça, c'est notre personnel; les enseignants, les directions, etc. C'est eux qui sont le mieux placés pour savoir ce qu'il faut faire. »

M. Gaudreau note également qu'une vaste consultation a été menée auprès des quelque 1200 membres du personnel de la CSHC afin de mettre en place le prochain Plan d'engagement vers la réussite, ce qui succèdera à la planification stratégique.