Le port du couvre-visage est maintenant fortement recommandé dans les installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS où il est difficile de respecter la distanciation physique dans les lieux communs.
Le port du couvre-visage est maintenant fortement recommandé dans les installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS où il est difficile de respecter la distanciation physique dans les lieux communs.

Le couvre-visage recommandé à l’hôpital

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS recommande maintenant « plus que jamais » à ses usagers, aux proches aidants et aux accompagnateurs de porter un couvre-visage ou un masque de procédure lors de ses visites dans ses installations, que ce soit à l’hôpital, dans un CHSLD ou dans un CLSC par exemple.

« Les gens comprennent de mieux en mieux la logique de porter un couvre-visage. Dans un hôpital, ce n’est pas possible de respecter la distance de deux mètres dans un corridor. Nos salles d’attente, nos salles de consultation sont plutôt petites aussi, même si nous avons fait des aménagements pour faciliter la distanciation physique », explique le directeur de la Santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier.

Pour faciliter la distanciation physique dans les aires communes des hôpitaux ou des centres d’hébergement, il faut aussi « repenser nos habitudes de circulation. Par exemple, si c’est possible, il faut privilégier les escaliers plutôt que l’ascenseur. Il faut aussi utiliser le même code qu’en voiture : circuler dans la voie de droite dans les corridors », ajoute le Dr Poirier.

Le lavage des mains, l’étiquette respiratoire et la distanciation physique sont les comportements de base attendus par la population à l’intérieur et à l’extérieur des installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« À ce trio de comportements vient s’ajouter le port d’un couvre-visage ou d’un masque dépendamment du lieu fréquenté. C’est un moyen supplémentaire pour protéger les autres et pour se protéger de la COVID-19 », mentionne Alain Poirier.

« C’est grâce à la population que la situation est favorable en Estrie. Celle-ci a bien respecté les mesures visant à arrêter la propagation du virus. Nous ne devons pas pour autant baisser la garde, il faut poursuivre nos efforts », insiste-t-il.

La logique et la distanciation avant tout

Il y a plusieurs jours qu’il n’y a pas de nouveaux cas positifs de coronavirus en Estrie. Le Dr Poirier craint-il de voir les Estriens baisser la garde, diminuer leurs efforts de port de masque et de distanciation physique?

« Peut-être que les gens porteront moins le masque cet été, c’est un fait, mais il faut savoir que c’est une mesure que l’on vient ajouter aux mesures de base, soit le lavage des mains et la distanciation physique. Le masque est un ajout, quand la distanciation n’est pas possible », nuance-t-il.

Lors des sorties dans les magasins, le port du masque n’est pas toujours nécessaire, mentionne le Dr Poirier. « Je suis allé faire une course, un midi. Il y avait des marques par terre pour indiquer le deux mètres à la caisse, les gens étaient à distance les uns des autres, j’ai pu payer avec ma carte sans contact. Je ne portais pas mon masque parce que c’était facile de respecter le deux mètres entre chaque personne. Et bien sûr, je n’ai aucun symptôme relié à la COVID », indique-t-il.

Même chose à l’épicerie si on respecte le sens des flèches dans les allées. « Et si à un moment on dépasse quelqu’un qui est en train de choisir une boîte de céréales dans une allée, ce n’est pas dangereux non plus! On va rester une seconde à l’intérieur de son deux mètres. Il faut comprendre ce qu’est un contact significatif pour nous en Santé publique. Ça prend plus que le fait de croiser une personne pendant un instant », indique-t-il.

Mais si la situation change, si les distances deviennent plus difficiles à respecter, c’est une très bonne idée de sortir son couvre-visage.

Et les visites dans les milieux de soins et de services en santé et en services sociaux en sont un bon exemple.

« La nouvelle réalité de la COVID-19 demande à chacun une adaptation de ses comportements dans les lieux publics. Cette adaptation est encore plus importante dans les milieux de soins et services où circulent des personnes plus vulnérables et des travailleurs de la santé », soutient le Dr Poirier.

Si une personne n’a pas de couvre-visage, l’établissement lui fournira un masque de procédure (masque bleu). Ces

recommandations sont émises en toute concordance avec les comportements observés dans la communauté où le port du couvre-visage et du masque devient la norme.

« Les gens qui n’ont pas de couvre-visage à la maison ne doivent pas s’empêcher de venir nous voir pour ça : on leur en fournira un. Il y a aussi des gens qui ne sont pas capables d’en porter, à cause de problèmes pulmonaires entre autres, et on comprend ça aussi. On ne va pas forcer personne. Au Québec, le port du masque est recommandé mais pas obligatoire », mentionne le Dr Poirier.

Couvre-visage ou masque de procédure

La Santé publique tient à faire la distinction entre que le couvre-visage et le masque. Si les deux servent à couvrir la bouche, le nez et le menton, les deux ont des efficacités un peu différentes. Le couvre-visage sert uniquement à éviter que le porteur n’infecte son entourage, alors que le masque protège la personne qui le porte et les gens avec lesquels elle interagit.

La population est invitée à consulter le https://www.santeestrie.qc.ca/accueil/ avant sa visite dans une installation du CIUSSS de l’Estrie-CHUS afin de connaître les indications applicables au port du couvre-visage ou du masque de procédure.