Ginette Demers et André Durocher dans la cuisine de leur nouvelle maison.

Le couple de St-Georges marqué par la vague On efface et on recommence

« Cette nouvelle maison, c'est un nouveau départ. On va y créer des souvenirs, lui donner une âme. »
Un peu plus de trois mois après avoir emménagé dans leur nouvelle maison, Ginette Demers et André Durocher s'habituent tranquillement à leur foyer. Le couple a reçu la visite de Chantal Lacroix et de son émission On efface et on recommence après avoir dû brûler la maison qu'ils venaient tout juste de rénover, infestée par un champignon dévastateur, la mérule pleureuse.
« Au début, c'est comme être dans la maison d'un autre, mais tranquillement on change les choses à notre goût. Par exemple, Module Ultra, qui avait fourni les armoires, va venir pour apporter des correctifs afin de relever le four et de descendre le micro-ondes », mentionne M. Durocher, qui se déplace en fauteuil roulant.
L'équipe de On efface et on recommence a réussi à créer une maison adaptée aux besoins spécifiques de M. Durocher. Il prévoit tout de même ajouter quelques détails qui lui permettront de mieux vivre encore, par exemple une tablette rétractable fixée à l'ilot afin qu'il puisse y manger.
Mme Demers, qui avait connu quelques soucis de santé durant la réalisation des travaux, a depuis repris du mieux et a effectué un retour progressif à son travail au CSSS des Sources d'Asbestos.
M. Durocher avait d'ailleurs fait la grande demande à sa conjointe lors de l'émission. Leur union sera concrétisée lorsque les travaux extérieurs pourront être achevés. L'équipe de Chantal Lacroix n'avait malheureusement pas pu y travailler étant donné l'arrivée de la neige.
« On veut faire ça dans un style champêtre, ici chez nous. C'est certain, qu'on aimerait que la terrasse soit arrangée et avoir du gazon aussi », souligne Mme Demers, qui n'est pas pressée et qui souhaite seulement que tout soit parfait pour le grand jour. Les résidants de Saint-Georges-de-Windsor ont toutefois une autre inquiétude.
« Les sites d'enfouissement ont peur qu'il y ait du champignon dans les débris parce qu'il dégage des spores qui peuvent être transportées par le vent. Et on se dit la même chose qu'eux, on ne veut pas que le vent nous ramène le champignon », explique M. Durocher au sujet des débris de l'ancienne maison qui sont toujours sur son terrain.
« Aussi, comme le terrain n'est pas encore très bien nivelé, il y a de l'eau qui s'accumule autour de la maison, ce qui est aussi problématique considérant que le champignon se développe par l'humidité », ajoute Mme Demers.
Le couple prévoit utiliser les 5000 $ restants du Fonds Dédé pour régler ce problème aussitôt qu'une solution sera trouvée. Ce fonds avait été créé alors qu'ils voulaient rebâtir eux-mêmes leur maison. Ils étaient parvenus à amasser 27 000 $, dont une partie a été investie dans la maison actuelle.
« Ça nous conscientise aussi. Maintenant, lorsqu'on me demande un don, je ne peux plus refuser. Je comprends l'importance que ça a », ajoute M. Durocher, qui a été largement touché par le soutien des gens qui ont contribué au Fonds Dédé.
Par-dessus tout, le couple a été marqué par la vague d'amour qui a émané d'un événement déplorable. Mme Demers pense notamment aux personnes avec qui ils se sont liés d'amitié alors qu'ils étaient hébergés aux Résidences Soleil de Sherbrooke pendant les travaux.