On ignore encore si le conseiller municipal Michael Laplume demandera l’annulation de la vente d’immeuble qu’il avait conclue avec le Canton de Potton en 2018. Toutefois, celui-ci s’est conformé au jugement de la Commission municipale du Québec, laquelle exigeait qu’il remette 61 800 $ à cette municipalité
On ignore encore si le conseiller municipal Michael Laplume demandera l’annulation de la vente d’immeuble qu’il avait conclue avec le Canton de Potton en 2018. Toutefois, celui-ci s’est conformé au jugement de la Commission municipale du Québec, laquelle exigeait qu’il remette 61 800 $ à cette municipalité

Le conseiller Laplume a remis l'argent

On ignore encore si le conseiller municipal Michael Laplume demandera l’annulation de la vente d’immeuble qu’il avait conclue avec le Canton de Potton en 2018. Toutefois, celui-ci s’est conformé au jugement de la Commission municipale du Québec, laquelle exigeait qu’il remette 61 800 $ à cette municipalité.

Il y a quelques jours, M. Laplume a acheminé un chèque de 61 800 $ au Canton de Potton. Ce montant correspond à la différence entre la somme payée par la municipalité pour l’achat de l’ancienne succursale de la Banque CIBC, à Mansonville, et la valeur marchande de cet immeuble, selon un expert consulté par la Commission municipale.

« Pour ce qui est du jugement de la Commission municipale, mon dossier est réglé. Je vais maintenant réfléchir à la possibilité de réclamer l’annulation de la vente du bâtiment », révèle le conseiller municipal.

La commission souhaitait que Michael Laplume verse la somme de 61 800 $ au Canton de Potton au plus tard le 22 décembre dernier. Mais il a mis plus temps que prévu pour s’acquitter de son obligation parce que le conseil municipal de Potton avait accepté de lui accorder un délai additionnel.

« Il nous avait fait une demande d’extension de trois mois et le conseil avait consenti à ça assez rapidement après le jugement de la Commission municipale. Par contre, j’ai eu un doute et j’ai demandé une vérification auprès de la commission pour être certain qu’on avait le droit de faire ça et on a appris qu’on ne pouvait pas prolonger le délai », souligne le maire de Potton, Jacques Marcoux.

M. Laplume avoue avoir été déçu en apprenant qu’on ne lui accorderait pas de délai supplémentaire pour remettre l’argent. « C’est désolant, je trouve. On ne sort pas 60 000 $ en claquant des doigts. Considérant que le jugement disait que j’étais de bonne foi, je ne comprends pas pourquoi il fallait à nouveau me taper dessus », déclare-t-il.

Annulation de la vente?

Michael Laplume indique par ailleurs qu’il souhaite soupeser « différents éléments » avant de décider s’il contestera la validité de la transaction intervenue en 2018. « Je n’aurais jamais vendu au prix décrété par la Commission municipale. Les conditions de la vente n’ont pas toutes été respectées donc je peux normalement la faire annuler. Je pense à ça, mais je prends mon temps », explique-t-il.

Rappelons que la transaction à l’époque avait été conclue pour 174 300 $. Mais la Commission municipale a évalué que le prix juste pour une telle transaction était plutôt de 112 500 $.

Au cours des derniers mois, M. Laplume a peu participé aux activités du conseil en raison des événements survenus. Mais il assure qu’il a l’intention d’être à nouveau plus assidu. « Être conseiller, c’est un job de cœur et tu veux servir les gens. C’est important par contre d’être capable de bien réagir lors des assemblées publiques et de ne pas s’emporter. »