Malgré une deuxième rencontre d’information qui aura duré plus de deux heures, le déménagement du Centre d’art de Richmond laisse encore plusieurs personnes perplexes.

Le Centre d’art de Richmond maintient le cap sur son déménagement

Malgré une deuxième rencontre d’information qui aura duré plus de deux heures, le déménagement du Centre d’art de Richmond (CAR) laisse encore plusieurs personnes perplexes.

« Le conseil d’administration [du CAR] s’est présenté et nous avons eu droit à une présentation du projet, ce qu’on n’avait pas eu jusqu’à maintenant. Les gens ont désormais une petite idée de ce que le Centre d’art de Richmond prévoit faire. Par contre, il y a encore des éléments qui sont manquants », déplore Benoit St-Pierre, président du Couvent Mont-Saint-Patrice, qui verra le CAR quitter ses locaux à la fin de la saison culturelle en mai.

Cette deuxième rencontre d’information a eu lieu lundi. Plus de 80 personnes y ont assisté.

« Ce qui dérange les citoyens, c’est que le tout a été fait en secret, enchaîne Benoit St-Pierre. C’est pour cette raison qu’ils sont déçus, en partie. Par ailleurs, lors de la rencontre, il y avait une attitude un peu condescendante de la part du conseil d’administration, ce qui est dommage. Nous avons encore espoir de pouvoir discuter avec eux sur ce qui peut être fait. Nous avons intérêt à nous quitter en bons termes. »

C’est au début d’octobre que le c.a. du Centre d’art de Richmond a annoncé qu’il quitterait le Couvent Mont-Saint-Patrice pour loger au Centre Sainte-Famille dans l’espoir d’assurer sa viabilité, entre autres grâce à une salle de spectacle comptant 100 places de plus.

Dominic Pearson, président du c.a. du CAR, avait alors expliqué qu’en restant au même endroit, il n’y avait aucune possibilité de développement pour le centre d’art.

Depuis l’annonce, plusieurs citoyens ont manifesté leur désaccord, notamment en signant une pétition et en bravant la pluie froide de dimanche dernier pour marcher symboliquement du Centre Sainte-Famille au Couvent Mont-Saint-Patrice. Contrairement à ce que La Tribune rapportait lundi, l’activité n’a d’ailleurs pas réuni une vingtaine de personnes, mais bien plus de 80 personnes, précise l’organisme.

En mode solutions

Du côté du Centre d’art de Richmond, le directeur général François Tétreault soutient que la mission de l’organisme culturel n’est pas d’assurer la survie du bâtiment patrimonial qui l’héberge.

« Les gens sont déçus et nous comprenons. Lundi, nous avons montré les chiffres. Ce n’est pas un secret, nous quittons pour des raisons financières. Même s’ils sont déçus, la majorité des gens semblent avoir compris nos raisons. Ils nous ont demandé de trouver des solutions pour le couvent et c’est ce que nous comptons faire. Toutefois, notre mission est de promouvoir la culture. On est prêt à collaborer avec le conseil d’administration du couvent, mais nous ne sommes pas les sauveteurs de l’établissement », souligne François Tétrault.

À cela, il ajoute qu’après avoir fait une analyse des dépenses de dix dernières années, la nouvelle salle de spectacle était la solution pour assurer la survie de l’organisme.

« Nous espérons pouvoir travailler en collaboration avec le Couvent Mont-Saint-Patrice pour trouver une solution », ajoute-t-il en précisant que les discussions n’ont pas été entamées.