Yvon Bélair a reçu la médaille de l’Assemblée nationale des mains du député Pierre Reid mardi.

Le bénévole Yvon Bélair décoré par Reid

Puisque Yvon Bélair a déjà été son adversaire politique, on aurait difficilement pu imaginer que le député d’Orford, Pierre Reid, remettrait un jour la médaille de l’Assemblée nationale à ce grand bénévole de Magog.

À l’occasion d’une rencontre intime à son bureau de circonscription mardi, M. Reid a offert la médaille de l’Assemblée nationale à M. Bélair pour le tout le travail qu’il a effectué bénévolement dans sa communauté depuis des années. Quelques membres de la famille de ce dernier et des amis étaient présents pour assister à l’événement.

« Certaines personnes naissent avec de multiples talents et cela ne dépend ni de leur ville, ni de leur statut social, ni de leur époque. J’ai eu la chance d’en connaître plusieurs ici, à Magog, et je voudrais honorer l’une d’entre elles aujourd’hui, une personne qui m’a inspiré tout au long de mes 15 années en politique », a déclaré le député d’Orford.

Le député d’Orford perçoit son ancien adversaire comme « motivateur hors pair, un organisateur efficace et un meneur d’hommes qui sait faire preuve d’autorité au besoin. Il appartient à cette catégorie de personnes qui ne peuvent pas rester inactives. 

Pierre Reid et Yvon Bélair ont fait connaissance lors de la campagne électorale de 2003. Le premier était candidat du Parti libéral du Québec alors que le second représentait le Parti québécois. « Lui et moi, nous étions associés à deux options politiques différentes, mais nous étions sur la même longueur d’onde quand il s’agissait de l’avenir de nos enfants et du bien-être de nos concitoyens », révèle M. Reid.

Le député d’Orford perçoit son ancien adversaire comme « motivateur hors pair, un organisateur efficace et un meneur d’hommes qui sait faire preuve d’autorité au besoin. Il appartient à cette catégorie de personnes qui ne peuvent pas rester inactives. D’ailleurs, il a toujours eu un deuxième emploi à temps plein : le bénévolat. »

Pas seul

M. Bélair a accepté de recevoir la médaille de l’Assemblée nationale, mais il laisse entendre qu’il a hésité avant de dire oui. « Au début, j’ai proposé à Pierre Reid de trouver une autre personne. Mais j’ai changé d’idée quand il m’a permis de la partager avec les gens des Chevaliers de Colomb, du Centre d’aide Magog — Cœur sur la main et de la Coopérative de solidarité de services à domicile Memphrémagog », confie-t-il.

N’empêche, Yvon Bélair admet « avoir été touché droit au cœur » par la récompense, habituellement accordée à des individus d’exception. « J’ai eu une très agréable surprise, mardi matin, en voyant des gens de mon entourage au bureau du député pour vivre ce moment avec moi. Je ne m’attendais pas à ça. »

Le lauréat fait enfin valoir qu’il retire énormément de satisfaction du travail bénévole qu’il effectue dans sa communauté. « Le bénévolat, c’est une question de partage. Et c’est formidable de donner. »