Le maire Jean-Denis Cloutier explique le tracé passant dans la ligne des  limites de terrains, au lieu de séparer en deux les terres agricoles et les érablières. L'accompagnent Sonia Provost, conseillère, Bernadette Doyon, avocate chez Monty Sylvestre, Bruno Turmel, directeur général, et Mélanie Martineau, conseillère.

Le 4e tracé accueilli tièdement à Frontenac

« Il est facile de crier : ''on ne veut pas de tracé''. Mais le tracé est rendu à nos portes, à la route 204. Ou bien nous laissons faire et on nous impose un tracé, ou bien nous suggérons un tracé moins dommageable... »
L'intention du maire Jean-Denis Cloutier et de ses conseillers municipaux se voulait très claire et les élus de Frontenac ont joué la carte de la transparence en organisant une assemblée publique d'information au sujet du 4e tracé qu'il propose pour le passage sur son territoire de la voie de contournement ferroviaire du centre-ville de Lac-Mégantic.
Une quarantaine de citoyens se sont présentés, principalement des personnes opposées carrément au passage du train sur le territoire de leur municipalité.
À la veille du passage du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) à Lac-Mégantic, le 29 mai, une quinzaine des citoyens présents ont signifié leur intention de présenter un mémoire au BAPE, afin de faire connaître leur opposition.
« Nous avons exprimé au comité formé avec les maires de Nantes et de Lac-Mégantic que nous avions une solution à proposer qui pourrait être beaucoup moins dommageable pour nos citoyens... Le conseil propose une modification à l'option 1 de façon à suivre le trécarré des lots », a déclaré M. Cloutier dans son allocution d'introduction à l'assemblée.
Essentiellement, le 4e tracé vise à éviter de séparer les terres agricoles et les érablières de Frontenac, comme le fait le tracé no 1 retenu par la Ville de Lac-Mégantic. « Cette option a le désavantage de couper en deux certaines propriétés de Frontenac. Cette façon de faire pourrait entraîner des difficultés d'accès ou même la création d'enclaves qui feraient en sorte qu'il y aurait acquisition du résidu du terrain », a ajouté le maire Cloutier.
« Pour le développement résidentiel Roy, qui se trouve à 400 m seulement du tracé que nous suggérons, comme le train va passer dans un canal d'une trentaine de pieds de profondeur, et qu'il se trouve une forêt de résineux juste à côté, l'impact sera à peu près nul, ce que nous ont garanti des spécialistes », a spécifié le maire.
Malgré la forte opposition au tracé présenté, M. Cloutier s'est montré satisfait de l'exercice. « La soirée a été constructive. On a écouté les citoyens qui ne se sont pas tous montrés d'accord avec notre proposition. Mais dans l'ensemble, je pense que les gens sont satisfaits qu'on leur ait donné l'heure juste. »