Comme la fabrique ne payait pas de taxes pour son presbytère en raison de la vocation religieuse du lieu, Michel Lamontagne, qui siège au conseil d’administration de l’auberge de jeunesse, estime que celle-ci mériterait un traitement identique. La paroisse Saint-Patrice est toujours propriétaire du bâtiment.

L’auberge de jeunesse demande une exemption de taxes

La Résidence du presbytère Saint-Patrice, aussi connue sous le nom d’Auberge de jeunesse Magog-Orford, demande à être exemptée de payer des taxes à la Ville de Magog.

Comme son nom le laisse présager, la Résidence du presbytère Saint-Patrice prend place à l’intérieur de l’ancien presbytère de la paroisse Saint-Patrice, un bâtiment qui appartient toujours à la fabrique du même nom. Elle occupe plus de la moitié de l’espace disponible dans cet immeuble.

L’organisme a vu le jour dans le but de donner une nouvelle vocation à l’ancien presbytère. Le conseil de fabrique avait prévu vendre ce bâtiment patrimonial après le départ de la congrégation religieuse qui le louait. Mais l’idée d’une vente avait déplu à de nombreux paroissiens et on avait décidé de procéder à un appel de propositions, remporté par le groupe à l’origine de la création de l’organisme.

Siégeant au conseil d’administration de l’organisme, Michel Lamontagne souligne que la fabrique ne payait pas de taxes pour son presbytère, en raison de la vocation religieuse du lieu. Il plaide que la Résidence mérite un traitement identique.

M. Lamontagne fait d’abord valoir que l’organisme qu’il a cofondé est uniquement locataire de l’édifice, le propriétaire étant toujours la paroisse Saint-Patrice. Il ajoute que l’objectif n’a jamais été de créer une organisation qui concurrencerait les gîtes touristiques de la région ni de générer des profits. « Tous les surplus sont redistribués dans la communauté », fait-il valoir.

Mais ce n’est pas tout, car cet administrateur de la Résidence du presbytère laisse entendre que les activités de cet organisme « ne sont qu’accessoires », qu’ils ne modifient pas la vocation de l’immeuble en d’autres mots.

La CMQ

Il appartiendra à la Commission municipale du Québec, et non pas à la Ville de Magog elle-même, de trancher dans ce dossier.

Michel Lamontagne s’attend à ce que la décision de cette organisation provinciale s’appuie sur la loi plutôt que sur des considérations politiques ou financières.

« D’après moi, le bail qu’on a signé avec la fabrique est la clé de voûte de l’affaire », soutient M. Lamontagne, en rappelant que la Résidence paie 40 000 $ par année à la paroisse.

Notons en terminant que le conseil municipal de Magog a adopté une résolution en lien avec ce dossier lors de sa plus récente assemblée publique.

La résolution indique simplement que la municipalité « s’en remet à la CMQ » et qu’elle souhaite être convoquée à l’audition pendant laquelle la cause sera entendue.