La carrière d’aubergiste de Gina Hallée a duré de juin 1992 à l’année 2017, soit 25 ans, à animer l’une des bonnes tables de la région de Mégantic, à l’Auberge d’Andromède, dont plusieurs se souviennent avec nostalgie.

L'après auberge d'Andromède : Gina Hallée se réoriente 

Qu’est devenue l’Auberge d’Andromède, du rang 6 de Courcelles ? Plusieurs se souviendront de cette petite auberge champêtre, avec ses quatre chambres pittoresques, côté hébergement, qui a été au cœur de la gastronomie de la région de Mégantic, abritant une des bonnes tables qui attiraient nombreuses les disciples d’Épicure.

Son instigatrice et copropriétaire, Gina Hallée, avec son conjoint et chef cuisinier Gilles Leclerc, avaient fondé l’Auberge d’Andromède en juin 1992 et avaient axé la philosophie de leur nouveau commerce sur les points suivants : légumes biologiques de leur potager, cuisine du canard et viande du bison, produits du terroir local, et mise en valeur du sirop d’érable. Le chef Leclerc était même allé en Europe, en formation, pour revenir au Québec préparer son propre pâté de foie, avec un élevage maison des oies nécessaires à cette nouvelle passion.

Située dans un coin bucolique de la campagne de la région de Mégantic, entre Saint-Sébastien et Courcelles, l’Auberge d’Andromède avait amorcé, en l’an 2000, un important virage vers le tourisme équestre international, accueillant des visiteurs d’aussi loin que l’Europe, avec leurs montures. Ils avaient créé tout un réseau de sentiers qu’empruntaient les chevaux et leurs cavaliers.

« Ce fut une “success story” que cette belle aventure », se remémore Gina Hallée, elle-même passionnée et propriétaire de chevaux. « C’était en collaboration avec des agricotours, dont un qui avait un programme “Vacances à la ferme”, très populaire, qui a très bien fonctionné chez nous. Entre autres, nous avions mis sur pied un forfait équestre amoureux, qui avait aussi attiré plusieurs Québécois. »

En 2017, Gina Hallée et Gilles Leclerc ont vendu l’Auberge d’Andromède à leur fils Jordan Leclerc, qui a continué l’exploitation équestre et laissé de côté la restauration, sans doute moins facile à rentabiliser de nos jours. Gina Hallée s’est trouvé des emplois : agente au service à la clientèle au Parc national de Frontenac et serveuse dans un restaurant de Lac-Mégantic, un soir par semaine, où elle maintient très aiguisés ses talents et ses réflexes quant à l’amour du public et à son service.

« C’est sûr que je pourrais agir ainsi longtemps, en travaillant pour les autres, mais cela ne me suffit pas, intérieurement. Ma fibre d’entrepreneure me demande de faire davantage afin de partager plus efficacement mes talents. J’avais commencé à donner un service de massothérapie, à l’Auberge d’Andromède. J’avais un forfait massothérapie et gastronomie qui fonctionnait très bien, l’hiver. J’ai le goût de m’orienter vers la massothérapie, chez moi, à Saint-Sébastien, dans une jolie petite chaumière très accueillante, au pied du Morne, la montagne de Saint-Sébastien, qui offre un sentier de randonnée intéressant », confie Gina Hallée.

« J’ai le souci du service à la clientèle, avec le sourire et une politesse incomparable. Mes clients me le disaient : “C’est le meilleur massage que j’ai reçu de toute ma vie !” »

Elle y offrira différentes catégories de massothérapie, toujours avec la détente que cette science confère, mais avec une dimension thérapeutique indéniable : massages suédois, amérindien aux pierres chaudes, hawaïen avec les avant-bras, et la massothérapie aux coquillages chauds. « Cela va répondre davantage à ma fibre entrepreneuriale », conclut-elle en souriant.