Le promoteur Roger Marcoux se montre déterminé à donner une nouvelle vie à l’ancienne usine de CS Brooks à Magog.

L’ancienne CS Brooks de Magog: un « chef-d’œuvre » à reconvertir

Malgré la grande discrétion dont il a fait preuve jusqu’ici, le propriétaire de l’ancienne usine de CS Brooks à Magog, Roger Marcoux, se montre déterminé à donner une nouvelle vie à cet immeuble, qui a longtemps été un des poumons de l’économie magogoise.

Dans le cadre d’une entrevue accordée à La Tribune, M. Marcoux a révélé qu’il rêvait depuis des années de reconvertir la vieille bâtisse industrielle, située entre la rue Principale Est et la rivière Magog. « Ça faisait 20 ans que je la regardais », a-t-il confié.

Aux yeux de l’expérimenté promoteur, une large portion de l’ancienne usine de CS Brooks à Magog n’est rien de moins qu’un joyau architectural. « C’est un chef-d’œuvre », lance-t-il, tout en rappelant que ce sont des entrepreneurs britanniques qui, il y a plusieurs décennies de cela, ont façonné l’image de ce long bâtiment industriel.

Roger Marcoux est toutefois forcé d’admettre que la reconversion du bâtiment ne s’effectuera pas sans difficulté. Et il croit que la phase initiale, le « décollage » du projet en d’autres mots, ne pourra être couronnée de succès que si la Ville de Magog lui offre une étroite collaboration.

Actuellement, le zonage s’appliquant au bâtiment et au terrain l’entourant est trop restrictif, d’après M. Marcoux. Ce dernier estime que la Ville de Magog gagnerait à ajouter de la « souplesse » à son règlement de zonage, ce qui favoriserait l’envol du projet de reconversion.

« En ce moment, le projet n’est pas capable de décoller. Il faudrait laisser le courant de vie s’exprimer pour comprendre ce qui a de l’avenir dans ce lieu et ce que la population voudrait qu’on en fasse. Je ne sais pas encore ce qui devrait aller à cet endroit, mais un zonage plus approprié m’aiderait à avancer et à déterminer quel genre d’approche serait la meilleure pour sauver ce bâtiment. »

Il y a quelques années à peine, plusieurs artistes et artisans travaillaient dans l’ancienne usine. Un bon nombre d’entre eux auraient cependant quitté en raison du resserrement des règles municipales quant à l’utilisation des lieux.

La collaboration

La situation actuelle n’empêche toutefois pas Roger Marcoux, propriétaire de l’ancienne usine de CS Brooks depuis un an et demi environ, de vouloir travailler en collaboration avec la Ville de Magog.

« La Ville a démontré de l’intérêt à collaborer avec moi, déclare le promoteur. Je suis bien heureux de savoir que Magog aussi a envie qu’on travaille ensemble. »

Le promoteur salue d’ailleurs la décision qu’a prise la municipalité en embauchant Claude Marcoux, un ancien gestionnaire municipal, pour favoriser la relance du projet. « La mairesse a fait preuve de sagesse en faisant appel à lui », soutient-il.

La mairesse Vicki-May Hamm s’attend à ce que des développements positifs surviennent dans un avenir plus ou moins rapproché. « On voit que les choses bougent en ce moment, remarque-t-elle. J’ai l’impression que des annonces pourraient être faites bientôt. »

Cela dit, Mme Hamm réitère qu’il faudra des années avant que l’ancienne usine de CS Brooks soit entièrement reconvertie. Elle invite donc les Magogois à faire preuve de patience.

En ce qui concerne le zonage, la mairesse de Magog continue de penser que l’entreposage à grande échelle n’a pas sa place dans le bâtiment. Elle paraît néanmoins prête à tolérer ce type d’usage pour une période transitoire « à condition qu’un plan de développement sérieux soit élaboré pour aller chercher du capital ».

Rappelons que la municipalité aimerait que des entreprises du secteur des technologies de l’information et des communications ainsi que des commerces s’implantent sur les terrains de l’usine. Elle a également émis le souhait que des immeubles résidentiels soient construits sur place. Sa vision pour ce secteur est appuyée par un nouveau programme de crédit de taxes.