L’action collective de deux anciens du Collège Servite a été autorisée

L’action collective qui avait été réclamée par deux anciens élèves du Collège Servite, à Ayer’s Cliff, a été autorisée par le juge Sylvain Provencher, de la Cour supérieure.

Dans un jugement rendu lundi matin, le juge Provencher explique pourquoi il estime que la demande des anciens étudiants du Collège Servite, dont la cour a accepté de taire l’identité, méritait d’être entendue.

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Toute personne qui aurait pu être agressée sexuellement par un religieux membre de la communauté des Servites de Marie, «alors qu’elle était élève, invitée ou candidate à l’admission au Collège Notre-Dame-de-Servites entre 1948 et 2007», appartient de facto au groupe représenté par les initiateurs de la démarche.

Cela dit, dans le cas des personnes qui auraient été victimes de religieux morts au moins trois ans avant le dépôt de la demande d’action collective, le 16 novembre 2017, la décision du juge est suspendue de façon temporaire. Les possibles victimes de Bernard Lajeunesse, Robert Desloges et André-Marie Syrard, entre autres, ne sauront donc que plus tard si elles pourront faire valoir leurs droits à travers cet exercice.

La décision du juge Sylvain Provencher aura rapidement été transmise aux deux parties dans ce dossier puisque l’audition de la demande remonte à moins de deux semaines. Il convient cependant de souligner que les avocats du Collège Servite ainsi que des Servites de Marie n’ont pas cru bon s’opposer à la requête.

Déjà plus de 50 anciens élèves du Collège Servite auraient contacté la firme Kugler Kandestin pour dénoncer des agressions sexuelles qui seraient survenues durant leurs études à Ayer’s Cliff. «Le nombre des victimes est sûrement plus élevé encore parce qu’on reçoit toujours des appels de gens qui ont été agressés. Il y a eu plus d’un agresseur et ils ont fait ça pendant des années», a récemment révélé l’avocat Robert Kugler.