Tandis que le ministre de l'Environnement du Québec dispose depuis deux jours des conclusions du BAPE sur les options de réaménagement de la voie ferrée au centre-ville de Lac-Mégantic, la firme AECOM vient d'être mandatée par la Ville pour élaborer le modèle d'affaires du projet.

Lac-Mégantic veut un modèle d'affaires pour la voie de contournement

Tandis que le ministre de l'Environnement du Québec dispose depuis deux jours des conclusions du BAPE sur les options de réaménagement de la voie ferrée au centre-ville de Lac-Mégantic, la firme AECOM vient d'être mandatée par la Ville pour élaborer le modèle d'affaires du projet.
Au terme de cet exercice, attendu en octobre, les deux gouvernements auraient tous les documents en main pour prendre des décisions éclairées, explique Conrad Lebrun, ingénieur à la Ville de Lac-Mégantic.
Ce nouveau mandat a été octroyé sur invitation pour la somme de 96 326 $. Cinq firmes étaient dans la course.
Pour préparer le modèle d'affaires, AECOM doit procéder à des analyses comparatives en ce qui a trait notamment à la propriété de l'infrastructure, son mode de réalisation, son entretien et sa gestion permanente.
« C'est un peu inhabituel de voir un projet qui concerne deux gouvernements, trois municipalités et une entreprise privée. Il faut donc regarder les différentes façons de rendre le projet réalisable », continue M. Lebrun.
La Ville a fixé au mois d'octobre l'échéance de ce mandat.
AECOM doit également livrer, d'ici un mois selon M. Lebrun, les résultats de la deuxième phase de son étude de faisabilité entreprise en 2015 au coût de 965 764 $ avec un échéancier de trois ans.
On se rappellera qu'en mai 2016, AECOM avait présenté à la population la première phase de son étude, qui incluait alors trois options de tracé pour contourner le centre-ville de Lac-Mégantic.
D'ici un mois doit être livré l'avant-projet préliminaire, qui consiste à documenter le tracé privilégié par les autorités municipales, incluant les « variantes » proposées très récemment par les Municipalités de Nantes et Frontenac.
« Avec l'avancement de l'étude de faisabilité, le rapport du BAPE et le modèle d'affaires, ça devrait être suffisant pour avoir le go bientôt », espère M. Lebrun.
S'enclenchera alors la troisième phase de l'étude de faisabilité, soit l'étude d'avant-projet définitif nécessaire à l'élaboration de plans et devis pour aller en appel d'offres.
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, qui a tenu exceptionnellement en mai dernier une consultation générique sur l'acceptabilité sociale du projet pour accélérer le processus, devra également tenir des audiences publiques sur les impacts sonores, visuels et environnementaux quand le tracé définitif de la voie de contournement aura été déposé. Cela devrait se dérouler en 2018, avance M. Lebrun.
Rappelons que le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques David Heurtel dispose de 15 jours pour publier le rapport déposé lundi par le BAPE.
Le corridor privilégié pour la voie de contournement représentait en 2016 un tracé de 11,6 km à un coût estimé de 115 millions $.