Transports Canada a tenu une séance d’information publique afin de revoir le statut, les étapes et l’échéancier du projet de voie de contournement ferroviaire du centre-ville de Lac-Mégantic, au bénéfice du public de la région. Ont participé à l’exercice, de g. à d., Luc-Alexandre Chayer, de Transports Canada, Yves Rochon et Marie-Ève Fortin, du ministère de l’Environnement et de Lutte aux changements climatiques du Québec, et Jean-Philippe Boucher, analyste chez Transports Canada.

Lac-Mégantic : Transports Canada présente son plan

Transports Canada a tenu une séance d’information publique au sujet de la voie de contournement du centre-ville de Lac-Mégantic, au Centre sportif Mégantic, jeudi, s’adressant aux résidants intéressés, incluant également ceux de Nantes et de Frontenac, où passe le trajet prévu. Environ 125 personnes ont répondu à l’invitation, à la séance de 13 h 30, une autre étant prévue en soirée.

Luc-Alexandre Chayer, le fonctionnaire de Transports Canada chargé de cet exercice d’information, a résumé les démarches effectuées depuis août 2018 par son organisme et par le ministère de l’Environnement et de Lutte aux changements climatiques du Québec (MELCC). Les 41 propriétaires des 82 parcelles de terrain qui seront achetées par le gouvernement pour la construction de la voie de contournement ont été rencontrés, pour leur expliquer la procédure d’expropriation et d’achat et les modalités d’indemnisation.

Les étapes à venir ont été présentées, dont l’étude de faisabilité de la phase 2, par la firme AÉCOM, qui doit être remise à l’automne, le rapport du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE), dont le mandat commencera le 10 juin, l’acquisition des terrains en 2019-2020, les plans et devis, en parallèle aussi en 2019-2020, et l’entente de contribution de la Central Maine and Quebec Railway (CMQR) avec Transports Canada pour l’élaboration de ces plans et devis, pour en venir à la phase de construction, de 2020 à 2022 et le démantèlement de la voie existante en 2023.

Les deux représentants du MELCC, Yves Rochon et Marie-Ève Fortin, ont aussi présenté l’étape de la rigoureuse Procédure d’évaluation environnementale et d’examen des impacts sur l’environnement (PÉEIE). Ils ont expliqué pourquoi le BAPE revient à Lac-Mégantic cette année, après être venu une première fois le 23 mai 2017, le premier en consultation des options possibles, avec l’appui de l’étude de faisabilité, pour évaluer l’acceptabilité sociale des variantes, alors que le deuxième est basé sur l’étude d’impact, pour évaluer les enjeux jugés pertinents. Le mandat 2019 du BAPE se terminera le 9 octobre et la décision du gouvernement devrait survenir au début de 2020.

La période de questions du public a permis de découvrir des préoccupations majeures chez certains citoyens, comme Sylvain Côté, de Nantes, et les membres de la Coalition pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic Robert Bellefleur et Richard Poirier.

On a d’abord insisté pour que les voies d’évitement, les cours de triage de Nantes et de Vachon, à Frontenac, soient relocalisées dans le parc industriel de Lac-Mégantic. « Un sujet sensible, car le stationnement de trains à Nantes est la cause principale de la tragédie de Lac-Mégantic. Il ne faudrait pas répéter cette erreur en la plaçant à Vachon où il y a encore une pente de 1,15 pour cent », a fait valoir Richard Poirier.

Transports Canada a tenu une séance d’information publique afin de revoir le statut, les étapes et l’échéancier du projet de voie de contournement ferroviaire du centre-ville de Lac-Mégantic, au bénéfice du public de la région. Ont participé à l’exercice, de g. à d., Luc-Alexandre Chayer, de Transports Canada, Yves Rochon et Marie-Ève Fortin, du ministère de l’Environnement et de Lutte aux changements climatiques du Québec, et Jean-Philippe Boucher, analyste chez Transports Canada. — Photo La Tribune, Ronald Martel