La virée d'un multirécidiviste le privera de sa liberté pour deux années de plus

Une virée du multirécidiviste Jean-François Giroux le privera de sa liberté pour deux années supplémentaires.

L'individu de 33 ans aux multiples antécédents judiciaires a reconnu, lundi, six introductions par effraction commises dans diverses localités du Haut-Saint-François au cours du printemps.

Giroux se trouvait en liberté illégale lorsqu'il a commis cette série de vols dans des résidences et entreprise du Haut-Saint-François. Il volait divers articles pour les revendre afin de se procurer des stupéfiants.

Giroux a visité des résidences et entreprises à Dudswell, Ascot Corner, Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton et La Patrie à la fin avril.

Jean-François Giroux était en véhicule. Il choisissait des maisons au hasard, cognait à la porte pour s'assurer que la maison était vide et défonçait avant de s'y introduire.

Les objets apportés au prêteur sur gages ont permis de relier Giroux aux vols.

«J'ai quand même vidé mon sac aux policiers. C'est une semaine qui a mal tourné. J'ai volé pour consommer», a expliqué Giroux.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a fait état des nombreux antécédents judiciaires que possède Giroux avant d'imposer la peine suggérée par la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et l'avocat de la défense Me Alexandre Tardif.

«Vous avez des peines qui débutent en 2006. On parle de longues peines, dont un vol qualifié. En 2008, vous avez été condamné à deux ans puis trois ans de prison en 2012. La peine suggérée est raisonnable. Il n'y a clairement pas de réhabilitation dans votre dossier. Le message n'a pas été bien compris. Je peux comprendre que vous avez collaboré avec les policiers après votre arrestation. Cependant, le tribunal doit imposer une peine qui doit protéger la société», estime la juge Fabi.

L'individu de 33 ans aux multiples antécédents judiciaires a reconnu, lundi, six introductions par effraction commises dans diverses localités du Haut-Saint-François au cours du printemps.

Lors de sa dernière introduction par effraction en 2016, Giroux avait été condamné à 12 mois. Il était recherché sur mandat émis par les libérations conditionnelles.

La peine qui vient d'être imposée sera effective à partir d'octobre prochain, étant donné que Giroux doit écouler la peine de prison pour laquelle il se trouvait en libération conditionnelle.

«J'ai payé assez cher pour ça. Ça commençait à bien aller», a signalé Giroux avant de prendre le chemin de la détention.