Rosario Gagliano

La triangulation cellulaire utilisée dans le dossier de Gagliano et Viens

SHERBROOKE — Les rapports de triangulation des tours cellulaires pour placer Rosario Gagliano et Sylvain Viens sur les lieux ou non des vols dont ils sont suspectés à Sherbrooke et East Angus pourraient avoir une influence sur l’orientation de leur dossier.

C’est du moins la prétention des avocats de la défense Me Jessyca Duval et Me Christian Raymond qui ont reporté, lundi, les enquêtes sur remise en liberté de leurs clients.

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Les deux individus sont accusés en compagnie d’Érika Smith d’avoir effectué un vol à main armée à East Angus le 13 octobre dernier. Ils sont suspectés d’être impliqués dans six autres vols à main armée commis au cours du mois d’octobre.

Gagliano et Viens sont détenus depuis la mi-octobre dans cette affaire.

Érika Smith avait été libérée sous conditions.

C’est Gagliano qui pénétrait vraisemblablement dans les commerces muni d’un pistolet à plomb, après avoir revêtu un capuchon, pour demander le contenu du tiroir-caisse.

Il était attendu à l’extérieur par Sylvain Viens dans un véhicule. Ce dernier l’aidait à prendre la fuite. Lors du dernier vol, Érika Smith, la conjointe de Gagliano, prenait place dans le véhicule.

C’est une surveillance effectuée par le Service de police de Sherbrooke qui a permis d’arrêter le voleur au capuchon au cours de la fin de semaine du 13 au 14 octobre.

Suivi par les enquêteurs puis les patrouilleurs du SPS, le trio de voleurs a été intercepté après un septième vol, qui a été perpétré dans un dépanneur d’East Angus le 13 octobre dernier.

Sylvain Viens, 51 ans, Rosario Gagliano, 52 ans, et Érika Smith, 39 ans, sont accusés du vol qualifié commis au dépanneur Harnois à East Angus, de possession d’arme dans le but de commettre une infraction, de port d’arme, soit un pistolet à plomb, de façon négligente ainsi que de port de déguisement.

Sylvain Viens

La procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet s’oppose à la remise en liberté de Gagliano et Viens.

Les dossiers concernant les autres vols qualifiés commis au cours des derniers jours sont analysés par le directeur aux poursuites criminelles et pénales. D’autres accusations pourraient être déposées d’ici l’enquête sur remise en liberté qui a été fixée au 31 octobre.

Depuis le 1er octobre, les suspects auraient effectué cinq vols qualifiés dont un dans un salon de paris de Sherbrooke. Au cours de la même période, soit du 1er au 13 octobre, le trio aurait aussi effectué deux vols dans des dépanneurs d’East Angus.

Des perquisitions ont eu lieu dans deux véhicules et une résidence de la rue College à la suite des trois arrestations. La résidence perquisitionnée s’avère être celle de Gagliano.