La future succursale de la SQDC à Magog s’installera dans de tout nouveaux locaux à l’angle des rues Principale et Saint-Patrice.

La SQDC s’installera sur la rue Principale à Magog

La Société québécoise du cannabis (SQDC) s’implantera en bordure de la rue Principale, à Magog, à deux pas de la pointe Merry et du lac Memphrémagog, où les touristes affluent en saison estivale.

La SQDC s’installera plus précisément dans des locaux, appartenant à la compagnie Estridev, situés à l’angle des rues Principale Ouest et Saint-Patrice Ouest. Le futur magasin sera voisin d’une boulangerie et d’une station-service. Il aura une superficie d’environ 200 mètres carrés et accueillera ses premiers clients vers le début de l’hiver 2020.

« Quel que soit l’endroit où elle ouvre une succursale, la SQDC arrive tout le temps avec le même concept. Et la taille des points de vente est pas mal toujours semblable. La future succursale de Magog devrait donc ressembler beaucoup à celles créées ailleurs au Québec », indique Mathieu Gaudreault, porte-parole de l’organisation.

M. Gaudreault souligne que la SQDC ne peut implanter ses succursales où bon lui semble. Le gouvernement du Québec lui a en effet imposé de ne pas placer de magasin à moins de 250 mètres des écoles primaires et secondaires, question de ne pas inciter les élèves à consommer du cannabis. Et tout indique que cette exigence s’appliquera bientôt dans le cas des cégeps et des universités.

« On s’est assis avec des gens de Magog pour choisir l’endroit le plus pertinent pour l’implantation de notre future succursale dans cette municipalité. La disponibilité des locaux était évidemment un facteur dont il fallait tenir compte », note le porte-parole de la toute jeune société d’État.

À ce sujet, il est possible de souligner que les élus magogois ont d’abord songé à contraindre la SQDC à rester au cœur du centre-ville. Mais cette idée a finalement été abandonnée, notamment parce que l’école primaire Brassard/Saint-Patrice est située à moins de 250 mètres d’une portion importante de la zone commerciale du centre-ville.

Mairesse de Magog, Vicki-May Hamm souligne que la légalisation du cannabis récréatif demeure un sujet sensible dans la population. « Je crois que l’arrivée de la SQDC ne plaira pas à tout le monde. On ne peut toutefois pas interdire sa venue et je crois que l’emplacement choisi pour l’implantation est adéquat. On avait fait une consultation sur cette question et des gens avaient précisément nommé ce lieu-là », dit-elle.

Avouant être de ceux qui étaient opposés à la légalisation du cannabis, la conseillère municipale Nathalie Pelletier aurait sans doute préféré que la SQDC ne planifie pas de s’installer en sol magogois à court terme. « Mais ils ont retenu un endroit plus visible pour l’implantation et c’est probablement mieux comme ça pour la surveillance », déclare-t-elle.

Recrutement

Selon les informations dévoilées, la société d’État recherchera 20 personnes pour travailler à sa succursale de Magog. Des employés temps plein et d’autres à temps partiel œuvreront sur place.

« Le recrutement reste à faire, indique Mathieu Gaudreault. Les gens qui seront sélectionnés auront une formation et devront se soumettre à la vérification des antécédents judiciaires. Pour postuler, les personnes intéressées doivent aller sur sqdc.ca. »

Rappelons en terminant que la société d’État a récemment procédé à l’ouverture d’un magasin à Granby et Sherbrooke. Le déploiement du réseau de la SQDC s’est effectué au ralenti, dans les premiers temps, en raison d’un approvisionnement difficile et des réticences de certaines municipalités. Mais le rythme semble s’accélérer depuis quelques mois.