La RPM dénonce une fausse alarme d’incendie

Déclencher une alarme d’incendie dans un endroit public sans raison valable peut avoir des conséquences importantes pour l’auteur du méfait.

C’est l’avertissement que lance la Régie de police de Memphrémagog (RPM) à la suite d’un événement survenu vers minuit samedi soir.

Des femmes ont déclenché l’alarme incendie au Café Saint-Michel du centre-ville de Magog et ont pris la fuite à leur sortie des toilettes. 

«Le service d’incendie est venu sur place pour s’occuper désactiver l’alarme», explique Sylvain Guay, lieutenant à la RPM.

«Dans le présent cas, il n’y a pas d’incident fâcheux, mais les gens doivent savoir qu’il s’agit d’un geste qui semble anodin, mais une personne peut être poursuit selon l’article 437 du Code criminel pour fausse alerte et à la limite faire face à un emprisonnement de deux ans. » 

L’action des deux femmes a été captée par des caméras de surveillance, mais on ne peut les identifier formellement, ajoute M. Guay. 

«Nous en profitons pour faire de la prévention. Les gens qui font ça sont des sans-génie!», lance le lieutenant Guay.

«Quand une alerte est déclenchée, les équipes d’urgence se dirigent rapidement sur les lieux. Les gens dans l’établissement sont portés à évacuer et il peut y avoir des blessés, des morts. Ça met donc la vie des gens en danger!»

Les gens pris en défaut s’exposent même à une peine de prison. «C’est très sérieux. C’est comme faire un faux appel au 911», dit-il.

Sylvain Guay