La Ressourcerie des Frontières sort du gouffre

L’avenir n’a jamais été aussi radieux pour la Ressourcerie des Frontières, qui conclut l’année 2017 avec un bilan positif, un sans précédent pour l’OBNL de Coaticook.

L’entreprise d’économie sociale marchande spécialisée en collecte et en revente d’articles encombrants a en effet redressé radicalement sa situation financière en 2017, après une succession d’années déficitaires depuis sa création.

« Nous étions au bord du gouffre à la fin de 2016, rappelle d’emblée la présidente sortante Julie Grenier. Il fallait restructurer l’entreprise en entier. C’est ce qu’on a fait en 2017 en nous concentrant sur nos magasins de Coaticook et de Magog ainsi qu’en embauchant Claire Audet pour redresser la barque. On est très content d’annoncer que les résultats sont au rendez-vous. »

L’OBNL ayant une mission environnementale et de développement durable a effectué un véritable virage à 180 degrés dans ses finances, affichant un surplus de près de 69 000 $ en 2017, après un déficit de 260 000 $ en 2016. Force est de constater que la nouvelle directrice générale de l’entreprise, Claire Audet, a livré la marchandise depuis son embauche le 1er mars dernier.

« En 2017, nous présentons pour la toute première fois de notre histoire un bilan positif, déclarant un surplus de 68 950 $. Ce résultat est d’autant plus impressionnant lorsque l’on compare avec l’année 2016, où nous avons affiché un déficit de 260 867 $ », précise Julie Grenier, démontrant l’impact indéniable de l’arrivée de sa nouvelle employée.

Restructuration générale

La nouvelle directrice explique pour sa part ce succès financier par une rigueur accrue quant au suivi budgétaire, un contrôle serré des horaires et une baisse des prix en magasin. Sur le plan commercial, la baisse des prix et la nouvelle stratégie dynamique de vente, ainsi que le réaménagement des magasins, semblent avoir porté fruit.

« Les revenus de vente dans les magasins de Coaticook et de Magog se sont chiffrés à 538 993 $ en 2017, soit une hausse de 65 825 $ par rapport à l’année précédente. C’est une augmentation exponentielle permise par la vente sur Internet, la vente d’articles de collection et en mettant l’accent sur le réemploi », énumère Claire Audet.

La Ressourcerie a aussi réussi à réduire ses quantités de matière enfouie et de matière recyclée au profit du réemploi. Sur les 833 tonnes de matières reçues en 2017, 32 % ont pris le chemin des magasins, une hausse de 19 % par rapport à 2016.

« Nous avons détourné 117 tonnes de l’enfouissement et du recyclage en comparaison avec l’année passée. Pour donner un comparatif visuel, c’est l’équivalent de 14 autobus scolaires! », fait savoir Mme Audet.

Le conseil d’administration a tenu à souligner le travail extraordinaire de la nouvelle directrice générale, qui a vraisemblablement sauvé l’OBNL. Les membres du C.A. ont salué « son implication et son partenariat avec les municipalités qui ont donné un solide vote de confiance à la Ressourcerie en renouvelant leurs ententes de service en 2017. Grâce aux nombreux efforts de restructuration et de concertation, nous avons pu conserver 30 emplois et rassurer les bailleurs de fonds tout en prolongeant la durée de vie des sites d’enfouissements. Ça, c’est dans l’intérêt de tous ».