Audrey Morneau et sa vache Liva participaient à l’Expo Richmond Fair pour la cinquième fois.

La relève à l’Expo Richmond Fair

Certains exposants parcourent les foires agricoles depuis plusieurs années tandis que d’autres commencent à y faire leur place. C’est le cas notamment pour Audrey Morneau, 18 ans, qui en était à sa 5e année en tant qu’exposante à l’Expo Richmond Fair.

Depuis 163 ans, plusieurs acteurs d’expérience du monde agricole sont invités à L’Expo Richmond Fair à Richmond, mais de plus en plus, la relève prend peu à peu place dans les arènes.

Au côté de sa vache Liva, la jeune exposante Audrey Morneau invite La Tribune dans l’univers de la relève agricole.

Étudiante à l’Université McGill au programme Farm Management and Technology, Audrey Morneau rêve un jour de mélanger passion et métier. Selon elle, c’est possible.

« J’envisage de reprendre la ferme familiale Claude Morneau inc. à Kingsbury. C’est pour cette raison que je me suis lancée dans ce programme scolaire. Je veux approfondir mes connaissances dans tous les domaines et surtout dans la production laitière », affirme-t-elle.

Elle explique par ailleurs que de participer à un événement comme celui de l’Expo Richmond Fair est une partie de plaisir, malgré les nombreuses journées de préparation que le tout implique.

« Les expositions sont davantage des compétitions. Je compare cela à un sport ou encore à une passion. Il y a plusieurs coûts que nous devons assumer lorsque nous participons à ces événements. Il y a toutefois une façon de rentabiliser lorsque les animaux ont une valeur en argent. Par contre, pour ma famille, c’est une passion. Ce sont ma mère et mon père qui m’ont transmis cet amour au fil des années et c’est ainsi que je suis devenue passionnée », souligne Audrey Morneau, visiblement fière de tout le chemin parcouru par sa famille et elle.

Être exposant

Bien que les expositions agricoles telles que l’Expo Richmond Fair, qui s’étale sur plusieurs jours, s’apparentent à une grande fête foraine, il s’agit en fait de rassemblements annuels où plusieurs exposants se retrouvent. Tout dépendant de l’envergure de l’exposition, les exposants se préparent plusieurs semaines, voire des mois, avant l’événement.

Pour cette exposition, Audrey et sa famille se préparent depuis un mois.

« Nous venons exposer nos animaux, ce qui veut dire que nous avons choisi des animaux qui ont une bonne conformation. Le but est de faire compétition aux autres animaux de la région. Parfois, ce sont des compétitions locales, provinciales et régionales. Avant la compétition, nous nous préparons à la maison. Donc, nous lavons l’animal en plus de le mettre sur un programme de nutrition pour qu’il soit en forme. L’idée, c’est qu’il brille à son arrivée à l’exposition », informe la jeune exposante.

Arrivés sur place, les animaux sont présentés dans une arène, où un jury les évalue selon différentes caractéristiques. En partie, l’animal est évalué non seulement sur son état physique, mais aussi sur sa capacité à produire du lait.

« Si la vache peut manger beaucoup de foins, cela signifie qu’elle pourra produire plus de lait. Elle gagne des points de cette façon », ajoute-t-elle.